Brexit : le leader du Parti travailliste favorable à un nouveau référendum

Jeremy Corbyn a affirmé lundi 25 février qu'il soutiendrait un amendement en faveur d'un second référendum, une annonce allant à l'encontre de ses déclarations jusqu'ici.

La nouvelle est pour le moins surprenante. Le chef du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn a annoncé lundi 25 février au soir qu’il allait déposer un amendement en faveur d’un second référendum sur le Brexit. Opposé à cette idée depuis le début des négociations, le leader du Labour allait à l’encontre de 80 % des adhérents de son parti avant de changer d’avis.

Jeremy Corbyn a ainsi déclaré lundi 25 février que son parti s’engageait à « présenter ou soutenir un amendement en faveur d’un vote public afin d’éviter qu’un Brexit conservateur dommageable ne soit imposé au pays ». Cette décision intervient environ un mois avant la sortie programmée du Royaume‐Uni de l’Union européenne (le 29 mars). Néanmoins, la probabilité que la question d’un nouveau référendum soit la sortie ou non de l’Union européenne (UE) est très faible. Reste à savoir quelle question peut être posée au peuple britannique.

Un amendement pour éviter le « no deal »

Dans les faits, le Labour va donc déposer mardi 26 février une motion à la Chambre des communes exprimant les revendications des Travaillistes. Ces derniers réclament « une union douanière permanente » avec l’UE ainsi qu’une « étroite harmonisation avec le marché unique sous‐tendue par des institutions communes ». Des positions auxquelles la Première ministre n’adhère absolument pas.

En cas de refus de cette motion de la part de Theresa May, le Labour soutiendra un second amendement, déposé par un membre du Parti travailliste et un membre du Parti conservateur, dans le but d’éviter un « no deal », c’est-à-dire une situation où les Britanniques ne trouveraient pas d’accord. Si tel était le cas, l’UE devrait se charger de planifier une nouvelle date de sortie pour le Royaume‐Uni.

Seul problème, le Parti travailliste ne possède pas de majorité aux Communes. Il pourrait donc s’agir d’un coup de communication de Jeremy Corbyn, ou un coup de pression sur Theresa May à deux semaines d’un nouveau vote des députés (le 12 mars) pour lequel la Première ministre espère un vote des utraconservateurs en faveur de son accord.