Coupe de France : le PSG file en demi‐finale sans soucis

Vainqueur 3-0 contre Dijon, le Paris Saint-Germain continue son aventure en Coupe de France. Il connaîtra son futur adversaire jeudi.

Les Dijonnais voulaient imiter Guingamp, c’est manqué. Pas assez agressifs en défense, trop imprécis en attaque, les hommes d’Antoine Kombouaré n’auront jamais su mettre en danger le Paris Saint‐Germain. De leur côté, les Parisiens ont parfaitement fait oublier la déconvenue en Coupe de la ligue et ont montré un visage sérieux qu’on leur connaissait en coupe nationale. Dominateurs en première période, ils ont ensuite un peu levé le pied en seconde période. Une retenue sans conséquences puisque Di Maria avait déjà fait le travail.

Un milieu impérial

Un lob somptueux dès la 6e minute d’Angel Di Maria tuait déjà le peu de suspense qu’il y avait au début du match. Le trio formé par l’Argentin avec Marco Verratti et Julian Draxler a donné des sueurs froides à la défense dijonnaise, souvent prise à défaut dans son dos. Quand l’Italien a joué au métronome, l’Allemand s’est montré très combatif avec plusieurs récupérations de balles et a remporté un grand nombre de duels.

En pointe de l’attaque, Choupo‐Moting a essayé mais n’a pas eu la réussite de son côté. Il a parfois manqué de spontanéité ou bien Runarsson s’est dressé sur sa route. Si le Camerounais est donc toujours en quête d’un nouveau but depuis septembre 2018, il aura au moins montré qu’il pouvait être utile en attaque par sa combativité et son placement. Plusieurs fois utilisé en pivot, c’est là qu’il a le plus pesé sur la défense adverse. A la 77e minute, servi par Meunier dans la surface, il temporise intelligemment avant de remettre au Belge qui finit le travail de son mauvais pied. Et que l’ancien de Stoke City se rassure, ce n’est pas son manque d’efficacité face au but qui a entaché sa popularité auprès des supporters.

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Dijon peut remercier Runarsson

L’addition aurait pu être bien plus salée sans le gardien islandais. Le portier de Dijon a évité le pire à son équipe en bloquant dès la quatrième minute une frappe de Choupo‐Moting. Ni Draxler ni Nkunku, dans les toutes dernières minutes ne parviendront à le battre. Il craque simplement sur deux frappes de Di Maria (s’il aurait peut‐être pu éviter de se faire lobber sur le premier, il ne peut rien sur le second), avant d’être pris à contrepied par Meunier. De l’autre côté du terrain, Buffon a passé un match plutôt tranquille. Le gardien italien n’a eu à sortir les mains de ses poches que sur deux frappes dijonnaises, trop centrées pour l’inquiéter.

L’homme du match : Angel Di Maria

C’est l’homme en forme côté parisien. Déjà buteur contre Strasbourg en 16e de finales, l’Argentin s’est offert un doublé. Lancé par Draxler, l’ancien Mancunien a ouvert le score d’un subtil piqué depuis l’extérieur de la surface. Une vingtaine de minutes plus tard, c’est avec un peu plus de réussite que l’attaquant du PSG profite d’un ballon qui revient dans ses pieds suite à un tacle malchanceux de Coulibaly. L’Argentin n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but vide.

L’attaquant n’a pas fait que marquer. Il s’est aussi montré un peu partout sur le terrain. Preuve de son omniprésence, le jeu parisien a principalement penché sur la gauche en première période. Son association avec Bernat a fait mal à la défense dijonnaise qui a vu se multiplier les centres venant de ce côté. Moins efficace en seconde période, il aura tout de même été un danger constant pour les défenseurs adversaires. A l’image de sa remontée de terrain sur plus de 50 mètres suite à un subtil râteau qui a éliminé deux adversaire, l’Argentin s’est fait plaisir ce soir. Espérons pour lui et le PSG que ce soit à nouveau le cas dans une semaine, à Manchester.

Le live du match est à retrouver ici.