Kim Jong‐Un est arrivé au Vietnam à la veille d’un sommet avec Donald Trump

Le leader nord‐coréen Kim Jong‐Un est arrivé mardi 26 février à Hanoï, en vue de sa deuxième rencontre avec Donald Trump, prévue mercredi soir dans la capitale vietnamienne. Arrivant depuis la Chine, le chef d’État est descendu de son train blindé vert olive au liseret jaune, en gare de Dong Dang, une commune frontalière avec le Vietnam, après une épopée ferroviaire de plus de 4000 kilomètres.

Lors de son apparition, des écoliers brandissant des drapeaux nord‐coréens et vietnamiens ont salué le numéro un du régime, accompagné d’une garde rapprochée de collaborateurs et de personnels de sécurité. « Nous étions si contents qu’on nous ait dit d’attendre là l’arrivée du train », racontait ce matin Hoang Thi Thuy, une responsable locale. « Nous avons vu le leader de loin. J’étais si heureuse, c’est difficile à décrire. »

Vêtu de son traditionnel costume de type Mao, Kim Jong‐Un a salué la foule tout sourire avant de s’engouffrer dans une Mercedes Benz et de partir en convoi pour Hanoï, où des foules étaient massées sur les trottoirs et des véhicules blindés patrouillaient les rues. La capitale vietnamienne se prépare à accueillir mercredi et jeudi ce nouveau rendez‐vous entre le dirigeant nord‐coréen.

Donald Trump s’attend à un sommet très productif avec son homologue nord‐coréen

Le président américain, qui se rend à Hanoï avec l’avion de la présidence Air Force One, devrait atterrir dans la capitale vietnamienne dans la soirée de mardi. Optimiste, Donald Trump assurait sur Twitter attendre avec impatience « un sommet très productif. » Si très peu de détails ont filtré sur la rencontre, la porte‐parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a indiqué à la presse que les deux dirigeants dîneront ensemble le 27 février avec certains de leurs plus proches conseillers.

Le second sommet entre Donald Trump et Kim Jong‐Un devrait donner l’occasion de définir un plan de « dénucléarisation de la péninsule coréenne. » Depuis la première rencontre entre les deux dirigeants, le 12 juin 2018, les Etats‐Unis ont maintes fois réclamé à Pyongyang de se débarrasser de son arsenal nucléaire de manière complète, vérifiable et irréversible. De son côté, le leader nord‐coréen négociera la levée des sanctions internationales qui étrangle l’économie du pays. Pour le moment, « les sanctions sont en place. Mais nous avons une bonne impression et je pense que cela peut donner quelque chose de très bon. Peut‐être pas », a déclaré le président américain. « Je ne veux presser personne. Je ne veux tout simplement plus d’essais. Tant qu’il n’y a pas d’essais, nous sommes contents. »