L’enquête pour viol visant un entraîneur d’athlétisme classée sans suite

Le parquet de Créteil a classé sans suite l’enquête pour viol visant l’entraîneur d’athlétisme Giscard Samba car l’infraction était « insuffisamment caractérisée ».

D’après le parquet, l’absence de consentement de la plaignante n’a pas pu être prouvée. La jeune femme de 22 ans avait décrit plusieurs relations sexuelles imposées par son entraineur en 2016 lors de compétitions et des stages à l’Unions Sportive de Créteil. Elle avait expliqué aux enquêteurs « ne jamais avoir dit non » car elle n’avait pas « osé » et s’était sentie « obligée ».

Giscard Samba a toujours nié les faits et parlé de relations consenties. Son avocat a dénoncé « le caractère délirant » des accusations. Selon une source proche du dossier, l’entraîneur avait produit des photos et des SMS très suggestifs que la plaignante lui avait envoyés, à des dates ultérieures aux viols présumés.

La FFA avait annulée sa suspension

Giscard Samba a été suspendu un an, dont six mois ferme, de la Fédération Française d’athlétisme (FFA) pour cause de « comportement inadapté » envers la plaignante. Ce n’était pas pour qualifier l’accusation de viol, qui était traitée par la justice, mais pour sanctionner des « allusions sexuelles » d’un coach qui  « s’immisce pleinement dans l’intimité de l’athlète sans nécessité liée à l’entrainement ». Cette suspension avait finalement été annulée dans l’attente d’une décision de justice.

L’avocat de la plaignante, Me Mehanna Mouhou, a annoncé à l’AFP son intention de déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile pour qu’un juge d’instruction reprenne l’enquête.