Mieux rasés, moins tatoués… les sumos soumis à de nouvelles règles

Les autorités japonaises du sumo ont annoncé un durcissement des règles - déjà très strictes - sur l'apparence des lutteurs.

Barbes de trois jours, ongles trop long, moustaches porte‐bonheur ne sont plus acceptés sur les tatamis. Ces interdictions font partie d’une série de nouvelles règles publiée par les autorités japonaises du sumo (JSA) qui bannit également les tatouages sur la peau des lutteurs.

Il n’est pas rare que certains athlètes refusent de soigner leur apparence lors de compétitions convaincus que cela leur portera chance, mais les autorités japonaises de la discipline ne tolèrent plus ces pratiques. « Les lutteurs doivent être attentifs à leur hygiène. Les responsables et arbitres seront vigilants. L’arène (où ils combattent) est sacrée et il est important que les spectateurs ne voient pas quelque chose de vilain », a déclaré à la presse un responsable de la JSA, Oguruma, à l’issue d’une réunion des dirigeants.

Une rigidité décriée

Sport chéri des Japonais, le sumo, dont les origines remontent à plus de 2000 ans, s’inscrit dans la pure tradition japonaise. Si la discipline engage le corps et l’esprit, la rigueur de l’entraînement et le poids des traditions de ce sport lui vaut parfois des critiques sur la rigidité des règles à suivre.

L’inflexibilité du monde du sumo avait été décrié en 2018, lorsque des femmes médecins et infirmières étaient venues sur le dojo porter secours à un élu pris d’un malaise au moment d’un discours lors d’un tournoi. L’association de sumo avait dû présenter de « sincères excuses » pour leur avoir demandé de descendre au plus vite.

D’autres scandales ont aussi ébranlé ce milieu, régulièrement accusé de maltraitance, de paris illégaux ou encore d’entretenir des liens avec des réseaux de crime organisé.