Algérie : 15 journalistes arrêtés pendant un sit‐in contre la censure

Nouveau signe de tension en Algérie à moins de deux mois de l’élection présidentielle. 15 journalistes locaux ont été interpellés par la police ce jeudi alors qu’ils participaient à un sit‐in pour dénoncer la « censure » que subissent les médias dans le pays.

Ils étaient une centaine, issus de médias audiovisuels comme écrits, publics comme privés, à s’être donné rendez‐vous dans un lieu symbolique : la Place de la liberté de la presse, proche du port d’Alger.

Équipés de pancartes « Non à la censure ! », « 4e pouvoir, pas une presse aux ordres », les manifestants ont dénoncé les attaques à la liberté de la presse qui visent actuellement leur profession. Ces restrictions concernent les journalistes qui couvrent les mouvements de contestation en Algérie et sont, selon eux, « imposées par (leur) hiérarchie».

A 81 ans et après avoir subi plusieurs AVC, Abdelaziz Bouteflika se présente pour un cinquième mandat consécutif à la tête du pays le 18 avril prochain. Une situation qui ne passe pas pour de nombreux Algériens. Depuis près d’une semaine, ils sont des dizaines de milliers à être descendus dans les rues pour protester contre cette nouvelle candidature jugée anti‐démocratique.