Les assurances‐vie ne sont pas assez rentables

Un comble ! Epargner de l’argent en ferait perdre… C’est ce que dénonce l’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) dans son enquête annuelle sur les assurances‐vie.

La CLCV reproche aux compagnies d’assurance les rémunérations très basses reçues par les épargnants qui ont des contrats en fond «euros». Ces contrats sont les plus courants car les plus sécuritaires. Ils garantissent au client que le capital de base sera conservé. Pour que cette garantie perdure, les assureurs ne peuvent pas miser beaucoup donc les contrats ne rapportent pas de grandes sommes.

Perte de pouvoir d’achat

Tout en étant bien au fait des limites de ces contrats, la CLCV indique que des taux de rendement de 1,7% sont quand même trop faibles par rapport à l’inflation qui s’est élevée à 1,8% l’année dernière. François Carlier, délégué général de la CLCV, a indiqué au Parisien qu’il aurait fallu « afficher un rendement d’environ 2,18% » pour que les épargnants soient gagnants malgré l’inflation et les prélèvements sociaux. Ils ont donc perdu en pouvoir d’achat. Selon la CLCV, les compagnies d’assurance auraient dû utiliser leurs réserves disponibles pour combler le manque de rentabilité en 2018.

Objectif transparence

Dans son rapport, l’association appelle également les assureurs à plus de transparence. Peu d’entreprises affichent leurs taux de rendement publiquement. Lorsqu’elles le font, elles donnent certes le pourcentage remporté par l’épargnant, mais il est impossible de savoir combien l’assureur a réellement gagné grâce aux transactions.

La CLCV évoque même une « recherche d’opacité ». Elle demande un communiqué de presse annuel dans lequel seraient annoncés les taux de rendements des dix types de contrats qui rassemblent le plus de liquidités. Cela éviteraient que les assureurs communiquent uniquement sur les contrats de leur choix, souvent les plus récents, alors que les anciens contrats sont encore très utilisés par les clients.

Pour le moment, la Fédération française de l’assurance (FFA) n’a pas donné son avis sur la question.