« Captain Europe », l’improbable moyen de communication de l’UE

Non ce n’est pas une blague. Ni un bal masqué ayant dérapé. Captain Europe, auparavant sous les radars en dehors de la bulle bruxelloise, se retrouve sous le feu des projecteurs après son appel à voter aux prochaines élections européennes, en mai.

« Le 26 mai, dans 3 mois jour pour jour, @captain_europe votera aux élections européennes pour choisir son représentant dans l’hémicycle du Parlement », a tweeté mardi le Parlement européen, accompagnant cet appel aux urnes burlesque d’une photo du super‐héros : cape étoilée, sourire malicieux, slip doré.

Ce portrait en culotte courte a déclenché une avalanche de tweets, certains relevant de l’humour, d’autres fustigeant la communication douteuse du Parlement européen, qui ferait n’importe quoi pour appeler la jeunesse à s’engager.

En réalité, l’UE utilise un personnage public déjà existant pour faire parler d’elle. En 2006, Captain Europe réalise lors d’un carnaval que l’UE n’a pas de super‐héros pour la défendre !

Fonctionnaire le jour, il se transforme alors la nuit. Son sens aiguisé de la justice le pousse à prendre la défense des peuples et à prôner l’intégration fédérale européenne ! De 2009 à 2016, il apparaît sporadiquement en public, surtout dans les rues de Bruxelles ou à des événements organisés par l’Union européenne.

En 2016, le héros masqué de 43 ans cherche son successeur, car « comme nombre de mes critiques l’ont assuré très clairement, voir un homme d’âge mûr courir dans tous les sens dans une combinaison en lycra est un peu déplacé », reconnaît‐il, assez clairvoyant.

Son successeur, fidèle au poste, continue de fustiger la langue de bois en vigueur dans les couloirs du Parlement et à défendre le sens de l’honneur et de la justice, toujours avec un humour et une ironie made in Belgium.

Au Royaume‐Uni, une autre super‐héroïne prend la défense de l’UE contre les ténèbres : « EU Super Girl », qui poste quotidiennement des messages sur les réseaux sociaux contre le Brexit.