Pas d’accord signé au sommet Kim-Trump

Ils s’étaient dits « optimistes ». Ils comptent à présent se revoir. Mais Donald Trump et Kim Jong-Un ont quitté les lieux de leur rencontre — leur deuxième depuis l’élection du président américain — sans avoir signé aucun accord sur une potentielle dénucléarisation de la Corée du Nord.

Réunis à Hanoï, la capitale vietnamienne, les chefs d’États ont longuement discuté, depuis mercredi midi (heure française) jusqu’à jeudi en début de matinée. Lors d’une séance de questions-réponses organisée entre deux séances de discussions entre les dirigeants, Kim Jong-Un avait pourtant affirmé que « s’il ne croyait pas [à un accord de dénucléarisation de la Corée du Nord], il ne se serait pas rendu » au Vietnam.

Mais Donald Trump a estimé que « parfois, il faut savoir partir » de la table des négociations. Les deux hommes auraient été en désaccord sur la levée des sanctions infligées à la Corée du Nord. Donald Trump a cependant assuré, après la rencontre, que le pays asiatique ne reprendrait pas ses tests nucléaires.

Bientôt un troisième sommet ?

Mais le sommet a permis une avancée : Kim Jong-Un a ouvert la porte à une présence diplomatique américaine à Pyongyang. Un bureau de liaison américain dans la capitale nord-coréenne « serait le bienvenu », a‑t-il affirmé au cours d’une conférence de presse qui l’a vu, pour la première fois, répondre à des questions de journalistes étrangers.

En fin de sommet, des représentants des deux délégations présentes à Hanoï se sont dits favorables à de prochaines retrouvailles, même si rien n’est pour le moment planifié. Kim Jong-Un et Donald Trump s’étaient déjà rencontrés, le 10 juin, à Singapour. Sommet à l’issue duquel un accord conjoint avait été signé. Il engageait les deux pays à entretenir des relations diplomatiques. Pour l’instant, cette promesse est tenue.