Les urgentistes parisiens appellent à la grève

Les 25 services d’accueil des urgences des Hôpitaux de Paris ont annoncé faire grève à partir de dimanche. Ils réclament plus de sécurité au sein des hôpitaux, davantage d’effectifs et une meilleure rémunération.

Le mois dernier, une série d’agressions au sein de l’hôpital Saint‐Antoine a déclenché la colère des médecins urgentistes puis un mouvement de grève. Ce dimanche, le mouvement s’étend à tous les hôpitaux de Paris, suite l’appel de la CGT. «Les agents dénoncent leurs conditions de travail devenues insupportables», explique la CGT dans un communiqué, appelant «l’ensemble des agents des services d’accueil des urgences à rejoindre le mouvement» et réclamant à la direction «l’ouverture de négociations».

Le syndicat SUD‐Santé réclame, lui, la création de postes paramédicaux, de locaux sécurisés et une augmentation de salaire de 300 euros net.

De son côté, le directeur général des Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, promet des renforts avec «quarante‐cinq emplois supplémentaires qui pourront être répartis en fonction des besoins» et affirme sa «volonté de renforcer la sécurité de l’ensemble des sites pour éviter la reproduction d’agressions». Il a assuré, dans un courrier adressé aux syndicats et transmis à l’AFP, que «des moyens ont été dégagés pour assurer une présence continue sur tous les sites le nécessitant».