Scandale dans la gestion des HLM parisiens

Le plus grand office HLM de France est épinglé dans un rapport de l’Agence nationale du contrôle du logement social (Ancols), le gendarme des logements sociaux. Au cœur des accusations : des salaires très élevés, de trop nombreux congés des parachutes dorés et des négligences dans la gestion des loyers.

L’organisation qui gère 120 000 logements sociaux à Paris et en proche banlieue est pointée du doigt par l’Agence nationale du contrôle du logement social (Ancols) dans son rapport de contrôle de 2019. Premier point évoqué : les salaires élevés. Alors qu’en moyenne les employés des offices publics touchent 2 280€, c’est 27% de plus chez Paris Habitat soit 2 900€. Ce qui augmente cette moyenne : l’organisme compte 33% de cadres contre 17% ailleurs comme le précise le journal Le Parisien dans sa synthèse du rapport.

Les employés bénéficient aussi de plus de RTT : cinq jours de vacances bonus et un jour pour la fête des mères ou des pères. Selon l’Ancols, le surcoût est estimé à sept millions d’euros par an.

Le départ de la secrétaire générale en 2016 a fait parler de lui : au lieu de toucher 87 000€ d’indemnités, elle a touché près de 300 000€. Le directeur général et son adjointe ont eux aussi bénéficié d’indemnités démesurées. Au total ces départs ont représenté un surcoût de 850 000€. L’Ancols estime que «l’ampleur des sommes versées présente un caractère excessif au regard de la mission d’intérêt général» de Paris Habitat.

Une autre négligence a empêché Paris Habitat de remporter 270 000€. Les locataires de HLM (Habitations à loyer modéré) qui ont des revenus dépassant un certain seuil doivent s’acquitter d’un supplément de loyer. Sauf que Paris Habitat ne contrôlait pas assez ses locataires, et laissait passer des suppléments de loyer.