Aéroports de Paris : la privatisation votée, mais la contestation continue

Les députés ont approuvé ce matin la version définitive du projet de privatisation des aéroports de Paris.

Les députés ont approuvé ce matin la version définitive du projet de privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), dans un contexte de tensions dans l’hémicycle.

La loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) a été officiellement adoptée par les députés ce matin, à une nette majorité. Et avec elle, la mesure phare de la loi, la privatisation du groupe ADP, contre laquelle une procédure de référendum d’initiative partagée (RIP) a été déclenchée. Cette initiative a rallié des députés de tous bords. Au cours des débats, Bruno Le Maire a dirigé ses attaques contre les parlementaires à l’origine de la procédure. «Je trouve malencontreuse toute initiative qui viendrait faire le jeu du populisme et alimenter la contestation de la démocratie», a attaqué le ministre de l’Économie et des Finances.

À la tribune, le député France Insoumise Alexis Corbière s’est élevé contre le projet et a défendu l’initiative de RIP. «Vous êtes manifestement très inquiets par cette décision, ce qui prouve que nous avions raison de le faire», a estimé l’orateur de la France insoumise.

En cédant les parts qu’il possède dans le groupe ADP, l’État français souhaite contribuer au «désendettement» de la France. Les dix milliards récupérés alimenteront un «fond pour l’innovation de rupture», permettant de financer de nouveaux projets technologiques dans le domaine de l’IA (intelligence artificielle) ou de la nanotechnologie.

Outre ADP, la loi Pacte prévoit la privatisation de la Française des jeux (FDJ), ainsi qu’un désengagement d’Engie. L’ampleur des cessions n’est pas encore connue.

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Photo : Fyodor Borisov