Soupçons de dopage : Clémence Calvin ne participera pas au marathon de Paris

La marathonienne Clémence Calvin est accusée par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de s’être soustraite à un contrôle antidopage au Maroc fin mars. L’athlète livre une version totalement différente de l’affaire.

Clémence Calvin, accusée par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de s’être soustraite à un contrôle antidopage, a été suspendue mercredi à titre conservatoire. Elle ne participera pas au marathon de Paris ce dimanche. L’athlète française a donné pour la première fois sa version des faits mercredi 11 avril, lors d’une conférence de presse à Paris. Une version totalement différence de celle de l’AFLD.

Pour l’athlète, «c’était tout sauf un contrôle antidopage. C’était d’une grande violence, une incompréhension totale». Elle assure que les contrôleurs antidopage ne s’étaient pas présentés comme tel.

Le 27 mars, alors qu’elle se trouvait à Marrakech, «trois personnes sont arrivées derrière moi en courant, l’un m’a saisi par le bras, et ils m’ont dit : “Police française, il est où Dahmani“ (Samir, son entraîneur et mari, également athlète international, ndlr)», raconte la marathonienne. Elle affirme qu’une fois son compagnon retrouvé, une violente dispute a éclatée entre son mari et les contrôleurs.

Clémence Calvin assure ne pas avoir pris la fuite. Elle a porté plainte au Maroc pour «violences et menaces». Mathieu Teoran a fermement démenti ses allégations qu’il juge «particulièrement graves, dénuées de tout fondement». «Jamais un préleveur de l’AFLD n’use de la force», a‐t‐il ajouté lors d’un point presse au siège de l’agence à Paris.

La vice‐championne d’Europe du marathon de Berlin en 2018 risque quatre ans de suspension, tout comme son mari Samir Dahmani, pour avoir fait obstruction aux contrôleurs antidopage.

Photo : Pierre‐Yves Beaudouin