Immigration et prénom à Paris: une histoire d’intégration

L’Institut national d’études démographiques a décortiqué la transmission des prénoms dans les familles immigrées et leur signification dans une étude inédite parue le 10 avril.

 

Lire l’intégration par les prénoms des petits‐enfants d’immigrés. C’est le pari de deux chercheurs de l’Inde, Baptiste Coulmont et Patrick Simon qui ont rassemblé leurs conclusions dans une étude sortie le 10 avril. Les deux analystes ont décortiqué les choix des parents issus de l’immigration pour leurs enfants et la signification de ces prénoms dans le temps sur trois générations.

L’objectif ? Démontrer les évolutions de l’intégration des populations d’origine immigrée par le prénom. En effet, si la première génération d’immigrés s’appelait Rachid, Ahmed ou encore Fatima, leurs petits enfants, eux, s’appellent désormais Yanis, Inès ou Sarah à Paris. Une évolution qui montre une importante baisse des prénoms maghrébins dans la capitale ancrée dans une logique culturelle selon les deux chercheurs.