Des brigades de sécurité dans les lycées franciliens

Valérie Pécresse a annoncé le déploiement de brigades de sécurité dans les lycées en Île-de-France, ce lundi 15 avril, afin de lutter contre les incidents violents qui ont touchés plusieurs établissements ces derniers mois.

À partir du lundi 15 avril, des brigades de sécurités seront déployés dans les lycées d’Île de France. C’est ce qu’a annoncé Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région, lors d’un déplacement au lycée professionnel Bartholdi, à Saint‐Denis (93).

Au nombre de trois, ces brigades sont constituées d’un coordinateur et de quatre agents de sécurités. Leurs membres travaillaient auparavant dans les domaines de la médiation ou des métiers de la sécurité. «On est amenés à intervenir pour séparer les personnes, les prendre à part. On a aussi un rôle de médiation, voir quelle est la source du conflit», a expliqué Mamadou Ly, coordinateur et agent de sécurité au lycée Bartholdi à St‐Denis, à France 3 Paris.

Basées dans des lycées de Saint‐Denis (93), Chennevières‐sur‐Marne (94) et Argenteuil (95), les brigades pourront intervenir dans les lycées de toute la région. «Elles interviendront seulement dans les établissements dont les proviseurs en auront fait la demande», a précisé Marie‐Carole Ciuntu, vice‐présidente (LR) de la région en charge des lycées au Parisien.

«On commence petit, avec trois brigades de cinq, a concédé Valérie Pécresse, mais ces trois brigades pourront aller dans des établissements en urgence. Et cinq personnes, dans un établissement scolaire, ça peut faire toute la différence.» Les nouveaux agents de sécurité sont une réponse aux incidents à l’intérieur et autour de lycées parisiens qui se sont multipliées. Les blocages de décembre dernier, qui ont parfois tourné à l’émeute, ont coûté deux millions d’euros à la région en travaux.

Dans les lycées, cette nouvelle divise. «Le déploiement de ces nouvelles brigades est plutôt bienvenu, comme tout ce qui peut pacifier nos établissements», juge Radouane M’Hamdi, le secrétaire départemental de la SNPDEN 93 (syndicat des chefs d’établissements) auprès du Parisien. Avant de tempérer: «Mais il faut maintenant voir comment elles vont travailler sur le terrain et surtout sous quelle autorité. On manque encore d’informations.» Au lycée Bartholdi, qui a connu plusieurs épisodes de violences, l’annonce de la présidente de région a été accueillie par les protestations du corps enseignant. «Nous, ce qu’on demande, c’est du personnel pédagogique, enseignant, qui puisse s’exprimer avec [les élèves]», s’emporte Olivier Mahéo, professeur d’histoire-géographie (CGT) devant la caméra de France 3 Paris. «Pas des gens qui viennent leur montrer leur képi et leur uniforme, enfin !»