« Je suis à Paris pour le marathon, j’y serai en 2024 pour celui des Jeux »

Ils étaient 60 000 coureurs à participer, ce dimanche 14 avril, à la 43e édition du Marathon de Paris. Dans cinq ans, certains d'entre eux seront peut-être aussi sur la ligne de départ du marathon amateur dont l'organisation des JO 2024 a promis la tenue, le même jour que celui pour la médaille d'or. Témoignages. 

 

«Un rêve d’enfant», «un aboutissement sportif»: à la veille du marathon de Paris, remporté dimanche 14 avril par Abrha Milaw, certains participants pensaient déjà courir celui des Jeux olympiques 2024. Sans viser, comme l’Éthiopien, un temps proche des deux heures. Comme l’a annoncé en février le comité d’organisation des JO, un marathon ouvert au grand public sera organisé en marge de la course officielle. Les deux courses auront normalement lieu le même jour.

Les organisateurs visent un public le plus large possible: «les sportifs, les enfants, les familles, les personnes en situation de handicap…». Seule restriction, le nombre de places, encore à définir de même que les conditions d’inscription, sera limité.

Parmi les participants qui venaient récupérer leur dossard, samedi, au Salon du running, plusieurs ont en tout cas déjà coché la période. Jean‐Philippe, 60 ans, de Cannes, a couru son premier marathon dimanche en 4h26.

«Ça permet de rendre abordable, pour des coureurs amateurs comme moi, les Jeux olympiques. C’est un rêve d’enfant depuis que je fais du sport. Y participer, c’est un aboutissement. C’est la fête du sport, pouvoir y contribuer c’est simplement génial. Je vais m’entraîner encore plus fort pour ce marathon.»

Didier, 49 ans, est venu de Montréal avec des amis, pour un marathon bouclé en 4h40.

rpt

«Quand j’ai vu que le commun des mortels pourrait participer aux Jeux olympiques, j’ai trouvé ça très intéressant et je suis impatient de pouvoir disputer la course que les athlètes olympiques vont faire. Cela m’a donné envie de continuer à courir, de faire des efforts pour y arriver. Paris, c’est aussi un symbole pour les Jeux olympiques. Et c’est la plus belle ville du monde.»

Laure est venue de Nice pour courir son premier marathon. Elle a terminé la course en 4h47.

«Quand j’ai vu sur Internet qu’il y aurait cette course aux Jeux olympiques, je n’y ai pas cru tout de suite, j’ai dû relire plusieurs fois la publication. Je suis les Jeux olympiques à la télévision depuis que je suis jeune. Là, pouvoir être présente et y participer, c’est autre chose, ça représente beaucoup pour moi.»

Arnaud, 32 ans, dispute des courses à obstacles et des trails au niveau mondial. ll a couru dimanche son deuxième marathon pour accompagner un ami, en 4h06.

«Que les Jeux olympiques reviennent en France, c’est déjà énorme, alors qu’il y ait une activité sportive où tout le monde peut s’inscrire sans avoir la pression du chrono, c’est encore mieux. Je veux y participer et j’y participerai, il n’y a pas moyen! Surtout pour l’ambiance, pour faire une course unique dans le monde, qu’on ne peut faire qu’une fois dans sa vie.»