La trêve politique est déclarée après la catastrophe à Notre‐Dame

Au lendemain de l'incendie qui a dévasté la cathédrale Notre-Dame de Paris, c'est un esprit d'unité nationale qui prédomine dans la classe politique. Les principaux partis ont suspendu leur campagne électorale en vue des européennes.

Anne Hidalgo a fait partie des premières personnalités politiques à partager sa peine. «Notre Dame est un lieu où l’âme de Paris résonne: l’histoire de notre ville est liée à celle de la cathédrale», a déclaré la maire de Paris, citant également la devise de la capitale Fluctuat nec mergitur («Il est battu par les flots mais ne sombre pas»).

De son côté, Emmanuel Macron s’est rendu sur les lieux de l’incendie en fin de soirée, après avoir annulé son allocution télévisée consacrée à la fin du grand débat. Venu saluer les cinq cents pompiers mobilisés sur place, le président de la République a adressé «ses pensées pour tous les catholiques et pour tous les Français.»

Marine Le Pen a également rendu hommage aux pompiers de Paris dans plusieurs tweets. «Terrifiée» par les dégâts, la présidente du Rassemblement national a par ailleurs estimé que les Français «ressentent un chagrin infini et un vertigineux sentiment de pertes».

A gauche, Jean‐Luc Mélenchon a voulu insister sur «le message universel» de la cathédrale. «Athées ou croyants, Notre‐Dame est notre cathédrale commune», a écrit le chef de la France insoumise en préambule d’un long texte publié sur son blog. Par des références historiques, le député des Bouches‐du‐Rhône a rendu hommage à «cette apothéose de l’esprit et du travail de milliers de femmes et d’hommes durant deux siècles et depuis plus de huit cents ans».

Symbole des «racines chrétiennes» de la France, Laurent Wauquiez a estimé sur Twitter que «c’est toute une part de notre Histoire, de nous‐mêmes, qui brûle ce soir». Le président des Républicains a décidé de suspendre la campagne de son parti pour les élections européennes. Le premier grand meeting de campagne de François Xavier‐Bellamy, prévu mardi à Nîmes (Gard), a été annulé.

Cet appel à une «pause politique» a largement été suivi. Nicolas Dupont‐Aignan (DLF), après avoir «salué» l’appel d’Emmanuel Macron à une souscription nationale, a décidé de suspendre sa campagne. Nathalie Loiseau, la tête de liste En marche! pour les élections européennes, a également annoncé que son mouvement se joignait «à ce moment d’union nationale».