#Notre‐Dame : le bon filon d’Instagram

L'incendie de Notre-Dame a provoqué une vague d'émotion sur les réseaux sociaux. Mais certains utilisateurs d'Instagram en profitent pour gagner en popularité.

L’incendie de Notre‐Dame a eu son lot d’images impressionnantes, retrouvées sur les «unes» des journaux du monde entier. Mais la cathédrale, avant l’incendie, était déjà capturée par les photographes… et les instagrammeurs. Son irruption dans l’actualité est pour eux l’occasion idéale de mettre leurs posts en avant. Et certains ne se limitent pas aux photos de vacances. Profiter du drame pour faire leur publicité, ce n’est pas un problème pour ces utilisateurs.

Le journaliste Jules Darmanin souligne l’importance du phénomène sur son compte Twitter. Dès le lendemain de l’incendie, les posts assortis d’emojis cœur brisé ou larmes se multiplient sur le réseau social. Plusieurs instagrammeurs n’ont pas hésité à payer pour mettre ceux‐ci en avant.

Pour faire apparaître leurs posts émus dans vos feeds instagram, ces utilisateurs ont ouvert leurs porte‐monnaies. C’est une méthode bien connue des influenceurs pour gagner en abonnés : en sélectionnant un post, ils peuvent le promouvoir et l’insérer dans les fils d’actualités de personnes qui ne suivent pas leur profil. Le prix est déterminé en fonction de la durée du sponsor et du nombre de personnes qui pourront être touchées par le post.

En payant le prix minimum, 1 dollar par jour, vous pourrez toucher entre une vingtaine et une cinquantaine de personnes quotidiennement. Mais si vous êtes près à débourser 1000 dollars par jour, l’audience du post pourrait dépasser les deux millions de personnes. En surfant sur le contexte de l’incendie de Notre‐Dame, les instagrammeurs qui sponsorisent leurs publications font donc le pari de l’émotion pour gagner en likes et en abonnés.

Les influenceurs qui sponsorisent leurs publications ne sont pas les seuls à utiliser la forte actualité de l’incendie de Notre‐Dame pour promouvoir leur contenu. D’autres se servent des hashtags comme #NotreDame, qui montent en puissance avec l’actualité, pour mettre en avant des contenus qui n’ont rien à voir avec l’incendie. Le journaliste Valentin Le Roux en a relevé plusieurs.

Accompagnées d’un texte ému sur la catastrophe , ou non, ces photos ne représentent en aucun cas la cathédrale. Mais le hashtag, très utilisé après l’incendie, permet à leurs auteurs de bien faire remonter leurs publications auprès des utilisateurs qui s’intéresseraient au sort de la cathédrale. Pas forcément éthique, mais pratique pour gagner en popularité sur Instagram.