En 20 ans, le prix des logements a doublé à Paris

La part du logement dans les dépenses des ménages a particulièrement augmenté pour les locataires, notamment les plus modestes, selon un rapport de l'INSEE.

Le prix d’achat des logements a plus que doublé entre 2000 et 2018 : les prix des logements anciens ont été multipliés par 2,3 et ceux des logements neufs, par 2,1. À noter : l’augmentation des prix de l’ancien en Île‐de‐France culmine à 2,6 %.

De plus, entre 2001 et 2013, la part des dépenses de logement dans les revenus des ménages a progressé de 5 points pour les locataires du secteur libre (hors secteur social), atteignant 28 %. C’est plus que pour les locataires du parc social (24 %, + 4 points) et que pour les propriétaires. Elle a aussi augmenté plus vite pour les ménages les plus modestes. C’est la conclusion d’un rapport de l’INSEE, publié jeudi 18 avril.

Cette hausse vient en partie de celle des prix des loyers et charges. Ils ont augmenté en moyenne de 1,9 % par an de 1998 à 2018, soit un peu plus que l’inflation d’ensemble (1,4 %). Principale épisode de hausse : entre 2002 et 2009, 3 % en moyenne sur ces huit ans, contre 1,8 % pour l’inflation.

Quelques périodes ont vu une augmentation plus modérée des loyers. Entre 2000 et 2001 d’abord, du fait d’un gel des loyers dans le secteur HLM, qui représente un tiers de la masse des loyers. En 2006, ensuite, est mis en place un nouvel indice de révision des loyers qui ralentit la hausse. Puis, depuis 2012, la législation limite l’augmentation dans les zones tendues. Enfin, l’encadrement des loyers parisiens entre 2015 et 2017 a contribué à enrayer la hausse.