Un suicide de plus dans la police

Un jeune policier s'est suicidé ce jeudi 18 avril à Paris. Le dernier en date d'une tragique série.

Un jeune policier s’est donné la mort, jeudi 18 avril. Âgé de vingt‐cinq ans, il était membre de l’unité d’éducation et d’information routière et faisait des opérations de sensibilisation dans les écoles et les salons.

2019 est particulièrement tragique dans la police : ils sont déjà au moins 28 agents à s’être suicidés depuis le début de l’année, contre 35 pour toute l’année 2018. Ces derniers jours, on compte notamment une capitaine de police, mère de famille, qui s’est tuée jeudi matin dans son bureau de Montpellier, avec son arme de service.

Pour faire face à la situation, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait annoncé le 12 avril dernier la création d’une «cellule alerte prévention suicide». Estimant que les suicides ne sont «pas une fatalité», il avait promis de mettre les «bouchées doubles» pour éviter de nouveaux drames.

Un numéro de téléphone dédié, disponible 24h/24, devrait permettre de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues.

Jean‐Marc Bailleul, secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI‐CFDT), a indiqué à l’AFP qu’il «manque un volet sur l’accompagnement social des policiers».

D’après un rapport du Sénat de juin 2018, le taux de suicide dans la police est supérieur de 36 % à celui de la population générale.