Victime du 13‐Novembre : «L’incendie de Notre‐Dame entre en résonance avec mon vécu»

Emmanuel Domenach aime à se qualifier lui-même de “victime d’attentat à la retraite”. Il se dit très touché par l’incendie de Notre-Dame et «très ému par la communion nationale autour de l’évènement».

Le co‐fondateur de l’association «13onze15: fraternité et vérité» prévient «il ne faut pas tout comparer. Bien sur quand des vies sont touchées, la destruction prend une autre dimension. Même s’il ne faut pas non plus tomber dans la hiérarchisation des désastres».

«Je sais que certaines victimes pourraient être tenté de tomber dans la concurrence mémorielle. Pour ma part, je suis très touché par l’incendie de Notre‐Dame et très ému de voir la véritable communion nationale autour de l’évènement».

«C’est un désastre qui, pour moi, rentre en résonance avec mon vécu dans la mesure où c’est une grave crise qui touche le coeur de Paris et des Parisiens. C’est une question de symbole et d’identité. Quand c’est un monument aussi symbolique qui brûle on se sent atteint, le 13 novembre c’était un mode de vie que l’on attaquait mais c’était tout autant un symbole de Paris… Boire un verre en terrasse, aller à un concert….»

«Toute cette émotion autour des symboles, quelque part, ça me rassure. Ça me fait beaucoup de bien de voir l’humanité qui se dégage de ces grands élans suite à des catastrophes. C’est très beau pour moi de voir aussi notre résilience collective, de voir à quel point les gens sont toujours prêts à rebâtir».

Propos recueillis par Julie Ruiz.