Pour cet élu autrichien, les migrants sont des « rats »

Un élu du parti d’extrême-droite au pouvoir en Autriche a suscité un tollé en publiant un « poème » dans lequel il compare les migrants à des « rats ».

Christian Schilder, vice‐maire de la ville natale de Hitler, Braunau‐am‐Inn en Autriche, a démissionné après la publication de l’un de ses « poèmes » dans lequel il assimile les migrants à des « rats ». La section locale du parti d’extrême droite FPÖ, dont le « poète » était membre, a créé le tollé dans tout le pays en relayant ce texte lors du week‐end de Pâques.

Cette démission, qui coïncide avec le lancement de la campagne pour les Européennes, suscite des tensions au sein de la coalition au pouvoir formée par le FPÖ et les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz. Ce dernier a dénoncé un texte « profondément raciste » et exigé des explications au FPÖ, avec lequel il gouverne depuis 2017.


“La démission du vice‐maire #
Braunau était la seule conséquence logique de ce poème vil et raciste. L’étape claire du vice‐chancelier et de l’astuce FPÖ était nécessaire et correcte.”

Ce nouveau dérapage impliquant le FPÖ a conduit mardi 23 avril l’opposition sociale‐démocrate du SPÖ à exiger la fin de la coalition au pouvoir – au nom de la « réputation du pays ».

Anniversaire de la naissance d’Hitler

Suite à la publication de ce texte, le parquet autrichien a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « incitation à la haine ». A noter, la date de la publication n’est pas anecdotique : elle coïncide avec le 130ème anniversaire de la naissance d’Adolf Hitler à Braunau‐am‐Inn, le 20 avril 1889.

Le FPÖ, créé par d’anciens nazis, ne cache pas sa proximité avec cette idéologie. Le parti a récemment été mis en cause pour ses liens avec un groupuscule identitaire qui a perçu un financement de l’auteur des attentats anti‐musulmans qui ont ensanglanté la Nouvelle‐Zélande le mois dernier.