Européennes : revivez le débat des chefs de partis

Le débat entre les principaux chefs de partis s'est tenu sur LCI mercredi 24 avril, un mois avant les élections européennes. Retrouvez le déroulé des échanges. 

Ce qu’il faut retenir :

• Le débat a réuni six représentants de listes candidates aux élections européennes : François Bayrou (MoDem), Marine Le Pen (RN), Laurent Wauquiez (LR), Stanislas Guerini (LREM), Olivier Faure (PS) et Adrien Quatennens (LFI). Ils ont débattu assis en cercle autour de David Pujadas, et non derrière un pupitre comme c’est le cas la plupart du temps.

• Après un mot à Emmanuel Macron et des questions économiques et fiscales, les chefs de parti ont également abordé le referendum d’initiative citoyenne ou encore l’immigration.

Revivez le débat minute par minute :

23h05. Alors que nous clôturons ce live, le débat se concentre sur l’immigration. La place de la France dans l’Union européenne n’a pas encore été abordée.

Les débats télévisés influencent-ils vraiment les électeurs ? Eléments de réponse ici.


22h57. Le ton monte entre Adrien Quatennens et Marine Le Pen sur l’immigration. «Ca fait le malheur des Français », dénonce la présidente RN, face au député LFI qui lui répond que « le changement climatique ne connait pas de frontières ».

22h53. Adrien Quatennens fustige Laurent Wauquiez : « Vous commentez ces chiffres comme vous commenteriez un bulletin météo (…) Je considère que nous avons un devoir d’humanité. (…) Jamais vous ne parlez des causes. »

22h50 Laurent Wauquiez s’attaque à l’immigration : « Je pense qu’on n’arrive plus à intégrer parce qu’on a dépassé nos capacités d’immigration. (…) Jamais notre pays n’a délivré autant de titres de séjour que ces deux dernières années. »

22h44. David Pujadas interroge les participants sur l’actualité des racines chrétiennes de la France, avec l’incendie de Notre-Dame de Paris.

22h43. Depuis une vingtaine de minutes, le débat s’étend sur le système du scrutin proportionnel.

22h38. Olivier Faure propose un droit d’amendement citoyen. Ce système permettrait à tout citoyen qui aurait une idée sur un projet de loi de la porter. S’il était soutenu par « 000 citoyens », il serait examiné par les parlementaires comme n’importe quel autre amendement.

22h35. Une nouvelle fois, Laurent Wauquiez accuse le gouvernement de négliger les retraités. Ici, d’avoir trahi sa promesse de campagne de ne pas toucher à leur pouvoir d’achat.

22h25. Sur l’idée d’un RIC local, Laurent Wauquiez ironise sur le referendum sur Notre-Dame-des-Landes : « Le président de la République s’est assis dessus. »

22h22. François Bayrou se dit opposé à l’idée du referendum d’initiative citoyenne (RIC) local. « La pyramide du Louvre ne serait jamais passée au referendum. »

22h15. Adrien Quatennens se distingue de ses interlocuteurs et défend le système de concours. « Je ne suis pas d’accord avec l’affaiblissement de l’Etat. (…) Le problème est celui du système éducatif dans son ensemble, qui reproduit les inégalités. » Pour lui, le vrai problème de l’ENA, c’est le « pantouflage ».

22h07. François Bayrou marque son soutien à l’idée évoquée d’une suppression de l’ENA : « On est recruté à 20 ans. Et personne ne peut rejoindre le train. » Pour Marine Le Pen, c’est « un sujet de diversion » mais critique « une coupure entre l’élite et le peuple. »

22h06. Laurent Wauquiez sur la suppression de l’ENA : « Est-ce-qu’il y a un problème en France sur la déconnexion des élites ? Sûrement. Mais quand on parle de ça on ne parle pas du reste. »

22h05. Le débat passe à la suppression de l’ENA. David Pujadas rappelle que Laurent Wauquiez, seul énarque du groupe, est sorti major de l’école.

22h02. Olivier Faure reconnaît un point d’accord avec Laurent Wauquiez sur les retraites. Pour lui, il faut restaurer l’indexation des pensions sur l’inflation, sous le seuil de 3000 euros.

21h58. Adrien Quatennens s’oppose à Marine Le Pen et François Bayrou sur les hauts salaires. « Quelle tâche humaine justifie qu’on gagne 257 fois ce que gagne la personne au SMIC ? » Il rappelle que LFI propose de limiter l’écart des salaires au sein d’une même entreprise par un rapport de 1 à 20.

21h54. Marine Le Pen précise qu’elle ne s’oppose pas aux hautes rémunérations des patrons, à condition qu’elles soient décomptées des dividendes des actionnaires et non sur la base imposable de l’entreprise. « Les actionnaire votent ce qu’ils veulent, mais c’est eux qui paient ». François Bayrou approuve.

21h51. Adrien Quatennens hausse le ton face à Stanislas Guerini sur les créations d’emplois. David Pujadas doit se lever pour rétablir le calme.

21h46. François Bayrou évoque l’évasion fiscale. Marine Le Pen lui répond : « Moi j’ai une méthode, le rétablissement des frontières. C’est un moyen très efficace de lutter contre la fraude fiscale. »

21h43. Laurent Wauquiez attaque frontalement la présidente du RN : « Madame Le Pen, vous n’avez rien appris depuis le débat du second tour de la présidentielle. Ce jour-là nous avez montré que vous n’étiez pas à la hauteur. »

21h36. Echanges emportés entre deux socialistes sur la fiscalité. « Laisse moi finir, laisse-moi finir », demande Stanislas Guerini à Olivier Faure, qui lui répond « Je vous laisse finir ».

21h29. Les intervenants discutent désormais des impôts. Olivier Faure dénonce une « injustice fiscale ».

21h21. Marine Le Pen fustige les baisses des pensions de reversion. Elle reproche à Stanislas Guerini la baisse prévue des pensions de reversion, évoquée par Jean-Paul Delevoye, le commissaire général des retraites.

21h19. Laurent Wauquiez propose de passer de 35 à 39 heures de temps de travail pour les fonctionnaires et la suppression des régimes spéciaux.

21h16. Laurent Wauquiez (LR) : Avant de penser à la répartition, « il faut commencer par créer de la richesse ». « Rogner un jour férié, ça n’a pas de sens. C’est de la politique de gribouille ».

21h14. Adrien Quatennens interpelle Stanislas Guerini sur les moyens de financer la dépendance. Au lieu de travailler plus, il propose de prélever une partie des revenus des actionnaires. « Pourquoi pas aussi nationaliser certains Ephad ».

21h10. Stanislas Guerini défend l’action présidentielle. Il souligne la baisse du taux de chômage, au plus bas depuis 10 ans en février dernier.

21h06. Olivier Faure et François Bayrou s’invectivent sur le système de retraites. Le premier secrétaire du PS défend le compte pénibilité, mis en place sous le quinquennat de François Hollande, face à François Bayrou qui promeut la retraite par points.

21h02. Marine Le Pen interpelle François Bayrou sur la réforme des retraites « exigée par l’Union européenne ». « Notre système social ne cesse d’être raboté parce que c’est une exigence de Bruxelles ».

21h00. Faut-il travailler plus ? François Bayrou considère que la durée de la vie augmentant, les Français devront travailler plus ou plus longtemps dans les années qui viennent, mais que « ce sera à eux de choisir » .

20h58. Adrien Quatennens représente La France insoumise : « La mobilisation des GJ ou les marches pour le climat fonctionnent comme une injonction à tout changer »

20h56. Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, annonce qu’il jugera l’intervention présidentielle sur deux critères : « Est-ce-qu’enfin le président de la République assume une baisse de la dépense publique ? Est-ce-qu’il y aura une baisse d’impôts pour tous les Français ? »

20h50. Marine Le Pen inaugure les échanges : « La colère, en démocratie, ça s’appelle voter. »

20h50. Les candidats adressent un mot à Emmanuel Macron. Une séquence spéciale prévue à la veille d’une conférence de presse présidentielle.

20h48. Le débat commence.

20h47. Adrien Quatennens remplace Jean-Luc Mélenchon. Le député de 28 ans, proche du leader de La France insoumise, fera face à 5 chefs de partis.

20h35. Les écologistes absents du débat. Les responsables d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont dénoncé aujourd’hui leur mise à l’écart du débat par la chaîne d’information LCI.

20h30. Le public s’installe sur le plateau. Une soixantaine de personnes vont assister aux échanges. Parmi elles, cinq soutiens pour chaque intervenant.