Jean‐Christophe Lagarde : l’Écosse « a toute sa place au sein de l’Union européenne »

La tête de liste de l'UDI s'est prononcé jeudi 25 avril pour que l'Europe garde une place en son sein à une Écosse indépendante.  

L’Écosse souhaite rester dans l’Union, et Jean‐Christophe Lagarde, tête de liste UDI pour les élections européennes aussi. Dans un communiqué de presse diffusé jeudi 25 avril, le leader de l’Union des démocrates et Indépendants (UDI) défend l’idée d’un maintien de l’Écosse au sein de l’Union européenne (UE). Le gouvernement écossais s’est prononcé mercredi 24 avril pour un nouveau référendum sur l’indépendance vis‐à‐vis de Londres.

« La France ne doit pas répéter les erreurs qui ont été commises en 2014 et doit clairement ouvrir la porte européenne à nos amis écossais », a déclaré Jean‐Christophe Lagarde, « si l’Écosse décide de quitter le Royaume‐Uni, elle a toute sa place au sein de l’UE, sans délais et sans conditions ».

Brexit vs Europe

Le centriste s’en réfère à l’Histoire autant qu’à l’attachement des Écossais à l’Europe. « Notre alliance est la plus vieille du monde. Qui imagine qu’on puisse les laisser à la porte de l’Europe alors qu’ils ont exprimé massivement le souhait de rester à nos côtés lors du référendum sur le Brexit ? ». En 2016, les Écossais ont voté à 62% contre la sortie de l’UE.

La question de l’indépendance et celle du Brexit sont étroitement liées. En 2014, Les Écossais avait rejeté à 55% la sortie du Royaume‐Uni. Mais le Brexit, voté en 2016 change la donne. L’un des arguments majeurs de la campagne favorable au maintien dans le Royaume‐Uni était le risque d’une sortie de l’UE, en cas de divorce avec le Royaume‐Uni.

Deux ans après le vote des Britanniques en faveur du Brexit, c’est sur cette base que les indépendantistes du Scottish National Party (SNP, le parti indépendantiste écossais) s’appuient pour réclamer un second referendum. Une sortie du Royaume‐Uni rimerait alors avec un maintien dans l’Union européenne.