À quoi pourrait ressembler le périphérique parisien en 2030 ?

La Mission d’information et d’évaluation (MIE) de la mairie de Paris chargée de réfléchir à l’avenir du périphérique a publié un pré-rapport avec des mesures « chocs » concernant la transformation des 35 kilomètres d’anneau routier qui entourent la capitale. Si les mesures étaient suivies par le Conseil de Paris, voici à quoi pourrait ressembler le périphérique d’ici 2030.

Changer « l’autoroute » parisienne. C’est ce que soumet un pré‐rapport de la Mission d’information et d’évaluation de la mairie de Paris. Des mesures qui changeraient le visage de cette « barrière urbaine » entre la capitale et la banlieue parisienne. Si le rapport, qui devrait être remis à Anne Hidalgo le 21 mai prochain, était le plan adopté pour transformer le périphérique, voici ce qui attendrait les Franciliens d’ici 2030…

Une vitesse limitée à 50 km/h

Fini la voie rapide. La vitesse fixée depuis 2014 à 70km/h pourrait passer à 50 km/h, si le rapport était suivi par la mairie de Paris. Une vitesse abaissée qui correspondrait à celle de la circulation en ville.

Moins de circulation

D’ici quelques années, le périphérique comme voie de transit pourrait être un lointain cauchemar. Exit les poids lourds (plus de «3,5t), déjà interdits dans la capitale. « Le contournement de Paris ne se fera que par l’A86 », imagine le MIE.

Autre mesure pour fluidifier la circulation : passer de 4 (voire 5) voies à 3 voies. Dont une voie qui serait exclusivement réservée aux modes de transports en commun (bus, covoiturage), aux véhicules de secours et aux engins électriques.

Un périph’ vert

Les transformations précédentes auraient pour objectif de rendre le périphérique plus propre. Des mesures qui seraient accompagnées d’une végétalisation de l’anneau routier. Des végétaux orneraient la paroi, le terreplein central ainsi que les murs antibruit du périphérique.

Pour aller plus loin, le Conseil de Paris pourrait « demander à l’Etat que soit mise en place la circulation différenciée y compris sur le périphérique au minimum 24 heures avant les pics de pollution annoncés », précise le rapport.

Un axe intégré à la ville

L’idée serait que le périphérique disparaisse au profit d’un boulevard. Une voie que les piétons pourraient traverser. « Dans l’idéal, on pourrait passer sans s’en rendre compte du 14e arrondissement de Paris à la commune de Vanves, juste à côté. », explique Eric Azière, rapporteur de la mission sur le périphérique, au journal Le Monde.

Si les préconisations du MIE sont adoptées, le périphérique qui représente un quart des déplacements parisiens ne ressemblerait plus à une barrière urbaine mais à un pont entre capitale et banlieue. Anne Hidalgo a d’ailleurs annoncé dans un tweet que ce travail se ferait en coopération avec les maires des villes périphériques à Paris.