80 territoires éligibles au label « cité éducative »

Le label « cité éducative » vise à intensifier la prise en charge scolaire et périscolaire dans les quartiers défavorisés. Quatre-vingts zones sensibles sont identifiées pour prétendre à cette aide du gouvernement.

Val‐Fourré (Mantes‐la‐Jolie), La Grande Borne (Grigny), Tarterêts (Corbeil‐Essonnes) … Ces quartiers figurent parmi les 80 territoires éligibles au label « cités éducatives » dont la liste est dévoilée mercredi 1er mai par les ministres de l’Education nationale, Jean‐Michel Blanquer, et de la Cohésion des Territoires, Julien Denormandie.

Mesure‐phare du rapport Borloo sur la politique de la Ville, ce nouveau label doit répondre à trois objectifs principaux : « Conforter le rôle de l’école, organiser la continuité éducative et ouvrir le champ des possibles », explique un communiqué de présentation.  L’ambition « n’est pas d’être un dispositif de plus mais l’occasion de mieux coordonner et renforcer les dispositifs existants » (scolarisation obligatoire dès 3 ans, dédoublement des classes, dispositif « devoirs  », petits‐déjeuners à l’école…), selon les ministères. Ce plan doit ainsi s’appuyer sur des actions concrètes déjà existantes dans des domaines divers, qu’il s’agisse de la petite enfance, de la formation ou du décrochage scolaire.

34 millions d’euros de crédits par an

A partir de juillet, une « soixantaine de quartiers » de toute la France recevront ce label, attribué aux territoires qui montrent leur détermination à faire de l’éducation une grande priorité partagée ». Seuls les quartiers d’habitat social « de plus de 5.000 habitants » présentant « des dysfonctionnements urbains importants » avec « des enjeux de mixité scolaire » ont pu prétendre à cette éligibilité selon les ministères concernés. A la clé : une enveloppe de 34 millions d’euros de crédits par an, soit « près de 100 millions d’euros de 2020 à 2022 », attribués par le ministère de la Ville.