Biodiversité : le G7 s’engage

Alors qu'un rapport alarmant d'experts de l'ONU sur la biodiversité est sorti lundi, les ministres de l'Environnement de sept pays se sont engagés le même jour à « la mise en œuvre d'un cadre mondial post-2020 » pour sauver les écosystèmes.

Les ministres de l’Environnement du G7 ont adopté lundi une charte pour la biodiversité, qui servira de « socle » aux politiques publiques, a expliqué la secrétaire d’Etat française à la Transition écologique Brune Poirson. Cette charte, non contraignante, est signée au moment où un groupe d’experts de l’ONU lance un cri d’alarme sur l’état catastrophique de la nature.

Après deux jours de discussions, la France, le Canada, l’Allemagne, les Etats‐Unis, l’Italie, le Japon et le Royaume‐Uni sont parvenus à la rédaction d’un communiqué final, « partagé sur tous les aspects » selon le ministre de la transition écologique François de Rugy.

« Il n’était pas évident d’avoir un communiqué commun”

Les Etats‐Unis ont choisi d’intégrer un paragraphe différent dans leur communiqué, portant sur l’émission des gaz à effet de serre. Une divergence qui n’est pas en rupture globale avec la position des autres Etats, pour François de Rugy. « Il n’était pas évident d’avoir un communiqué commun, a‐t‐il expliqué. Nous sommes tombés d’accord sur un mode de gestion de notre divergence sur l’accord de Paris. » Donald Trump avait indiqué en 2017 son intention de faire sortir son pays de l’Accord de Paris sur le climat.

Le commissaire européen à l’Environnement et neuf pays invités — Mexique, Chili, Niger, Gabon, Egypte, Inde, Indonésie, îles Fidji, Norvège — ont aussi participé à cette réunion à Metz, marquant la volonté d’instaurer un cadre mondial pour le respect de la biodiversité. François de Rugy a d’ailleurs évoqué l’Inde comme exemple concret d’action. « Si en Inde, on remplaçait les climatiseurs bas de gamme par des climatiseurs plus respectueux de l’environnement, l’Inde aurait atteint ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre. »