« Mobilisation générale » pour l’emploi et l’écologie : le boycott de la CGT

Pour le syndicat, cette réunion organisée par Matignon post -Grand débat pour répondre à la crise sociale, ne répond pas à la « colère du monde du travail ».

La CGT ne participera pas au lancement de la « mobilisation générale » pour l’emploi et l’écologie organisée par Matignon ce lundi. Ce rendez‐vous, annoncé comme un « changement de méthode » par l’exécutif, est « loin de répondre au mécontentement et à la colère du monde du travail et de ceux qui en sont exclus », a estimé le syndicat dans un communiqué.

Il affirme néanmoins avoir transmis au gouvernement 19 propositions qu’il considère prioritaires, parmi lesquelles la revalorisation du smic, des pensions et des minima sociaux, ou encore le rétablissement de l’ISF. Ce boycott, annoncé à quelques minutes du début de la réunion, intervient après celui du syndicat Solidaires.

Les autres organisations syndicales ont accepté l’invitation mais attendent des réponses de la part de Matignon. « On n’a pas l’intention de s’inscrire dans une démarche de communication politique, on y va pour rappeler nos revendications », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de Force ouvrière Yves Veyrier, en évoquant la généralisation de la prime mobilité ou le bonus‐malus sur les contrats courts.

« Mettre en oeuvre un changement de méthode »

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a demandé « des réponses extrêmement concrètes » et Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, a pour sa part souhaité « que cette réunion ne soit pas comme toutes les grands messes que l’on a depuis 30 ans et qui ne débouchent sur rien ».

Pour l’exécutif, cette mobilisation est un premier pas pour « mettre en oeuvre un changement de méthode » avec les corps intermédiaires, après plus de six mois de crise sociale. Comme mot d’ordre de ce lancement, on évoque à Matignon des « questions consensuelles, concrètes, qui intéressent les Français ».