Elections européennes : le Royaume‐Uni confirme sa participation au scrutin

Depuis le 23 juin 2016, date du référendum pour une sortie de l'Union européenne, la tension monte entre les Britanniques et les institutions européennes. Faute d'accord, le Brexit a été reporté au 31 octobre.

Le gouvernement de Theresa May a annoncé ce mardi que les élections européennes auraient lieu « quoiqu’il arrive ». Alors que le Royaume‐Uni tente de se sortir d’une situation chaotique après le report du Brexit au 31 octobre 2019, les Britanniques pourront finalement se rendre aux urnes le 23 mai prochain pour élire leurs députés au Parlement européen.

Le mois dernier, le porte‐parole du gouvernement britannique laissait pourtant entendre que le pays ne participerait pas aux élections européennes, en déclarant que  «l’intention du gouvernement» restait «de quitter l’Union européenne avec un accord et de passer la législation nécessaire avant le 22 mai» pour ne pas avoir « besoin de participer. » Theresa May, qui espérait pouvoir s’entendre avec le parti d’opposition, le parti travailliste, pour éviter de participer aux élections européennes fin mai, devra donc affronter cette nouvelle tempête. Elle s’était engagée à les annuler en cas d’adoption de l’accord mais selon le vice‐Premier ministre David Lidington, le gouvernement estime qu’il n’y a désormais plus assez de temps pour ratifier les différents textes nécessaires à la mise en oeuvre de l’accord avant le 23 mai.

Change UK, une nouvelle formation europhile créée au mois de février par des dissidents conservateurs et travaillistes, milite pour un second référendum, se présentera donc aux élections. Ce parti, qui est né de la situation chaotique des partis politiques traditionnels compte Rachel Johnson, sœur de l’ancien ministre pro‐Brexit, Boris Johnson. Cela montre à quel point le Brexit a divisé les britanniques. Les résultats devraient être symboliques d’un désir de quitter ou non l’Union européenne.

Actuellement, le Royaume‐Uni compte 73 députés européens. Il se place en troisième position derrière l’Allemagne et la France. Les députés européens français auraient été 79 si le Royaume‐Uni n’avait pas participé au scrutin. Ils resteront donc au nombre de 74.

Irène Ahmadi