Alain Soral relaxé en appel

La justice a finalement estimé que les caricatures publiées par l'essayiste d'extrême-droite n’appelaient pas à la haine raciale.

Alain Soral a été relaxé. L’essayiste d’extrême droite était jugé à nouveau, ce jeudi, pour avoir publié des caricatures considérées antisémites, sur son site Internet. La cour d’appel de Paris a finalement estimé que ces dessins ne contenaient pas d’« exhortation explicite » ou « implicite » à la haine raciale.

Ces caricatures montraient une caisse enregistreuse remplie de billets de banque et surmontée de la porte d’entrée du camp d’Auschwitz. Le chiffre de six millions était affiché au-dessus de l’entrée, en référence au nombre de juifs exterminés par les nazis. En décembre 2017, Alain Soral avait été condamné à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende pour cette publication.

Un mandat d’arrêt polémique

Ce n’est pas la seule condamnation à laquelle Alain Soral pourrait échapper. Dans une autre affaire, il avait été condamné à un an de prison ferme pour négationnisme. Le 7 mai, le parquet de Paris a fait appel du mandat d’arrêt qui avait été délivré à son encontre. Il estime que ce mandat « est dépourvu de base légale ». Le code de procédure pénale ne prévoit sa délivrance que pour les délits de droit commun ou d’ordre militaire, or l’essayiste a été condamné au titre de la loi sur la liberté de la presse.