Suicide au travail : Groupama condamné à une amende

Une filiale régionale du groupe d’assurances était jugée en tant que personne morale pour homicide involontaire, après la mort d’un salarié en 2012.

50.000 euros. C’est l’amende que Groupama d’Oc, la caisse régionale de l’assureur Groupama, est condamné à payer pour homicide involontaire après le suicide d’un commercial en avril 2012. Hubert Velay était marié et père de trois enfants. Il avait été retrouvé pendu par un de ses collègues, sur son lieu de travail, à Mende, dans la Lozère.

Me Henri Arsac, l’avocat de la famille, a déclaré qu’il s’agissait d’un « bonne décision de la part de la justice d’avoir poursuivi l’entreprise en tant que personne morale » et pour « l’organisation du travail pathogène » qui avait été instaurée. Selon l’avocat, l’assureur avait mis en place « une concurrence entre ses commerciaux eux‐mêmes, ce que certains ont très mal vécu. »

La plainte au civil de l’épouse et des enfants a, quant à elle, été jugée recevable et sera étudiée devant le tribunal des affaires sociales du TGI.

Le procès France Télécom intervient au même moment

Ce jugement survient alors que s’est ouvert lundi, à Paris, le procès pour « harcèlement moral » de France Télécom (devenue Orange). Entre 2007 et 2010, l’entreprise avait connu une vague de suicides chez ses salariés. La faute à des techniques de management déshumanisées. Sept prévenus, dont l’ex-PDG de France Télécom, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris, dix ans après les faits. Le procès devrait durer deux mois.