Acte 26 des gilets jaunes : à quoi s’attendre samedi ?

Une semaine après la plus faible mobilisation depuis le début de leur mouvement le 17 novembre, les militants tenteront samedi de se remobiliser en régions.

Ils ont choisi Lyon, Nantes, Toulouse ou encore Lille. Pour leur vingt‐sixième samedi de mobilisation, les gilets jaunes se redéploient en régions. Deux manifestations d’ampleur sont annoncées à Lyon et à Nantes alors que la semaine dernière, 18 900 personnes ont défilé dans les rues de France, selon le ministère de l’Intérieur, et 40 291 selon le « Nombre jaune » fourni par les manifestants. Dans les deux cas, il s’agissait des chiffres les moins importants depuis le début du mouvement, le 17 novembre.

Dans plusieurs villes, la mobilisation est prévue dans une ambiance festive, avec notamment un barbecue géant prévu samedi soir à Lyon, un festival « Jaune » à Grabels (Hérault) samedi et dimanche, ou une fête sur le rond‐point de Pont-de-l’Etoile près de Marseille.

À Strasbourg, le groupe « Gilets Jaunes Alsace » appelle à se rassembler samedi devant le palais des congrès, où la tête de liste LREM pour les européennes, Nathalie Loiseau, tiendra un meeting dans l’après-midi avec Edouard Philippe. Le texte de l’appel évoque un « contre‐meeting » face au « parti de Macron, président des riches », qui « vient ce samedi faire sa propagande ».

Les « gilets jaunes » marcheront aussi à Paris, comme chaque semaine, mais cette fois‐ci les cortèges devraient être beaucoup moins conséquents. La manifestation doit partir de Jussieu, dans le 5ème arrondissement « en soutien aux enseignants » pour protester contre la loi Blanquer, deux jours après une mobilisation nationale des fonctionnaires soutenue par les « gilets jaunes ».

Un dispositif de sécurité toujours plus accru

La préfecture de Paris a de nouveau interdit l’accès aux Champs‐Elysées, mais aussi le secteur de l’Elysée et de l’Assemblée Nationale, ainsi que Notre‐Dame.

À Lyon, où l’une des figures du mouvement Jérôme Rodrigues est attendue, la préfecture a élargi son interdiction de rassemblement à quatre zones commerçantes dont la Part‐dieu, au delà des quartiers de la Presqu’île habituellement proscrits à tout manifestant. Certaines zones seront également interdites d’accès dans les centre‐villes de Lille, Dijon, Toulouse ou Orléans.

À Nantes, la sécurité est particulièrement renforcée.  Environ 2.000 manifestants dont 500 membres de l’ultra-gauche sont attendus samedi, selon la préfecture de Loire‐Atlantique. En conséquence, un dispositif de forces de l’ordre “jamais atteint” dans la ville, depuis le début du mouvement, sera déployé. Pour la première fois, et dès vendredi soir,  des contrôles préventifs routiers et ferroviaires auront lieu aux abords de Nantes mais aussi dans les départements limitrophes, selon la gendarmerie.