La ministre des Transports favorable à une « prime mobilité » obligatoire

Le projet de Loi d'orientation des mobilités (LOM) arrive aujourd'hui en débat à l'Assemblée nationale. 

Elisabeth Borne, la ministre des Transports s’est dite favorable à ce que la « future prime mobilité », versée par les entreprises aux salariés effectuant leurs trajets domicile‐travail à vélo ou en covoiturage, devienne obligatoire. 

Cette annonce intervient alors que le projet de Loi d’orientation des mobilités (LOM) arrive en débat à l’Assemblée nationale, après avoir été examiné au Sénat. Il prévoit déjà sur la base du volontariat, le versement par les employeurs d’une prime maximale de 400 euros.

Elisabeth Borne a précisé sur LCI, que cette gratification serait versée « sous la forme d’un chèque défiscalisé » , et pourrait être différenciée selon les régions.

Cette prime mobilité est surtout destinée aux zones périurbaines, où les salariés ont peu d’alternatives à la voiture et n’ont pas droit aux aides dont bénéficient ceux qui empruntent les transports en commun. À Paris par exemple, l’employeur doit rembourser à hauteur de 50% le Pass Navigo de ses salariés. Même chose à Lyon, avec le Pass Partout.

Par ailleurs, Elisabeth Borne a dit être ouverte à un élargissement de la prime à d’autres moyens de transports que le vélo ou le covoiturage, notamment pour compenser en partie les effets de la hausse des prix des carburants.

« Ces discussions, elles se poursuivent » avec le patronat, a indiqué la ministre, reconnaissant qu’il n’y a pas d’« unanimité à ce stade ».