Air France : 465 postes supprimés

Cette restructuration, la première pour le nouveau patron de la compagnie aérienne Benjamin Smith, concerne les vols internes. 

C’est le premier plan de départs volontaires de l’ère Benjamin Smith et le 8ème en dix ans. Le nouveau patron d’Air France, nommé pendant l’été 2018, a annoncé cette restructuration à l’issue d’un comité social et économique central extraordinaire (csece) ce lundi 13 mai. «Les représentants du personnel ont été informés» de ce projet qui serait «mis en oeuvre sur plus d’une année» a annoncé Air France dans son communiqué. 

Au total, ce sont 465 des 3200 postes du réseau intérieur qui sont visés. Le plan concerne principalement l’activité dite de “point‐à‐point” sur le réseau court et moyen courrier d’«Air France‐Hop!», une filiale issue d’une fusion entre les compagnies Regional, Airliner et Britair. Les coupes doivent concerner principalement  les effectifs des personnels de base et d’une quinzaine d’escales d’Air France à Orly, Marseille, Ajaccio, Nice, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Lyon, Nantes ou Montpellier notamment.

Perte d’exploitation de 303 millions d’euros 

Un plan qui ne tombe pas au hasard. Le court‐courrier aurait creusé un déficit de 170 millions d’euros en 2018, concurrencé depuis une dizaine d’années par les compagnies à bas coûts comme EasyJet, mais aussi par les TGV de la SNCF. La compagnie franco‐néerlandaise a connu un très mauvais premier trimestre 2019. Sa perte d’exploitation s’est élevée à 303 millions d’euros, alors qu’elle était de 185 millions l’année dernière sur la même période.

Le csece devrait également être l’occasion pour la direction de dévoiler les axes de sa gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Air France prévoit de recruter un millier de salariés en 2019, d’après la direction de l’entreprise.

Si jusqu’ici, Benjamin Smith a réussi à apaiser le climat social dans l’entreprise, le nouveau plan pourrait tendre la situation  parmi les 3000 salariés d’«Air France‐Hop!» .Un conflit social viendrait écorner l’image d’Air France qui a déjà connu une accumulation de grèves depuis les années 2000. L’an dernier, la grève avait coûté plus de 400 millions d’euros environ à l’entreprise.