La société de Luc Besson, EuropaCorp, au bord de la faillite

La société de production et de distribution de films et de séries est placée en procédure de sauvegarde pour une durée de six mois.

Nouveau coup dur pour le réalisateur Luc Besson. Le réalisateur a perdu son pari financier sur le blockbuster Valérian et la cité des mille planètes (2017). Le long‐métrage, au budget de 197 millions d’euros, n’a pas rencontré le succès escompté aux Etats‐Unis et ailleurs dans le monde. Résultat: l’entreprise a été placée en procédure de sauvegarde pour une durée initiale de six mois par le tribunal de commerce de Bobigny.

Cette situation se produit généralement lorsque l’entreprise éprouve des difficultés à rembourser ses emprunts. La procédure devrait permettre de «négocier les termes d’un assainissement de la situation financière via une restructuration de sa dette et de son capital, tout en poursuivant sereinement son activité» a annoncé la direction d’EuropaCorp.

Cette décision intervient alors que la société de production perd de l’argent depuis trois ans. Au premier semestre 2019, elle a enregistré un net recul de son chiffre d’affaires avec une perte nette de 82,5 millions d’euros. En 2018, la baisse s’était creusée à hauteur de 88,9 millions contre 70,6 millions en 2017.

La société essaie d’assainir ses finances depuis plusieurs années

EuropaCorp, qui a produit, depuis 2000, huit des vingt plus grands succès français au box‐office mondial doit aujourd’hui revoir à la baisse le nombre de ses films distribués. «La procédure de sauvegarde ouverte concerne l’intégralité du passif de la société, et non seulement son passif financier», a souligné l’entreprise dans un communiqué. Elle précise que les prêteurs ont accordé un «waiver» à EuropaCorp, c’est à dire que l’emprunteur accepte les difficultés du créancier à honorer sa dette dans les délais initialement fixés et espère qu’une solution pourra être trouvée.

Fondée en 1999, EuropaCorp essaie d’assainir ses finances depuis plusieurs années. En mars, la société a annoncé vendre un catalogue de 500 films à Gaumont pour se recentrer sur son cœur de métier : la production et la distribution. En janvier 2015, le groupe avait également annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi en France pour céder des pans entiers de ses activités.