Jean-Luc Mélenchon et cinq autres Insoumis jugés aujourd’hui pour rébellion

C’est le jour J pour Jean-Luc Mélenchon. Depuis plusieurs semaines, il ne cesse de dénoncer l’instrumentalisation politique de la justice, dont il s’estime « victime ».  En cause : le siège de la France Insoumise dans le 10è arrondissement de Paris avait fait l’objet d’une perquisition, provoquant l’ire de plusieurs membres du parti et notamment du leader de la France Insoumise. «  La République, c’est moi », avait-t-il hurlé au visage d’un gendarme barrant la porte des locaux.

Il comparaît aujourd’hui et demain avec cinq de ses proches, dont les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l’eurodéputé Manuel Bompard, devant le Tribunal correctionnel de Bobigny pour « actes d’intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l’autorité publique, rébellion et provocation ». Ils encourent jusqu’à dix ans de prison, une amende de 150 000 euros et cinq ans inéligibilité. 

Une perquisition qui entrait dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris : sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d’emploi d’assistants d’euro-députés de La France insoumise – confiées depuis à des juges d’instruction.

Demande de renvoi refusée

Dès l’ouverture du procès ce jeudi matin, le Parquet demande le renvoi. « On est en démocratie (…) il n’est pas possible de juger sereinement ce dossier vu que tout le monde n’a pas eu accès à la totalité du dossier », explique la procureure. Après plusieurs minutes de délibération, le renvoi a été refusé par les juges, le procès, très médiatique, peut donc débuter.