Jean-Pierre Farandou, un pur produit de la SNCF appelé à devenir patron

Emmanuel Macron a officialisé ce mercredi la désignation de Jean-Pierre Farandou, 38 ans de carrière à la SNCF, à la tête de la compagnie ferroviaire.

Il avait commencé comme chef de gare, il devrait bientôt atteindre la tête de l’entreprise ferroviaire. Après une carrière entièrement menée au sein de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, 62 ans, a été choisi, mercredi, par le président de la République pour prendre la direction du groupe.

Sa nomination est désormais soumise à l’avis, dans les prochains jours, des commissions du développement durable de l’Assemblée nationale et du Sénat. Mais selon toute vraisemblance, Jean-Pierre Farandou, actuel PDG de la filiale internationale Keolis, dédiée aux transports publics, sera bien l’artisan du chantier de la « nouvelle SNCF de 2020 ».

Cette réforme, majoritairement impopulaire parmi les cheminots, vise à réorganiser l’entreprise sur un modèle plus libéral et à supprimer, notamment, le statut de cheminot pour les nouveaux entrants dès janvier.

Rassurant pour le gouvernement et les syndicats

Le gouvernement a donc choisi  Jean-Pierre Farandou pour mener à bien cette modernisation. En tant que président de Keolis, celui-ci s’est illustré dans la gestion d’un univers concurrentiel et dans les appels d’offres courants dans ce secteur.

Alors que son rival dans le sprint final, le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, jouait la carte du patron industriel, l’ancien chef de gare a probablement été choisi pour son profil “cheminot”.  Un aspect potentiellement rassurant pour une partie des troupes de la SNCF, notamment auprès des syndicats. Jean-Pierre Farandou s’était d’ailleurs rendu à la Fête de l’Humanité, le week-end dernier, à l’invitation de la CGT Cheminots pour un débat sur la sécurité ferroviaire et le social. Un premier pas vers les syndicats, voire un déplacement de campagne pour celui qui ne s’était officiellement pas déclaré candidat.