Emmanuel Macron au Time : “les Gilets jaunes ont été une bonne chose pour moi”

Il était présenté comme le « prochain leader de l’Europe » lors de sa première Une du Time en novembre 2017. C’est désormais son « moment ». Le prestigieux hebdomadaire américain a accordé sa deuxième couverture à Emmanuel Macron, révélée ce jeudi 19 septembre et intitulée « le moment de Macron ». On y voit le président de la République en chemise, en train de retrousser ses manches, dans le palais de l’Élysée. A mi‐chemin de son quinquennat, Emmanuel Macron revient dans un portrait qui lui est consacré sur la crise qui a secoué l’exécutif entre nombreuses réformes, petites phrases, baisse de popularité, et bien sûr Gilets jaunes.

 

« D’une certaine manière, les Gilets jaunes ont été une bonne chose pour moi. Car ils m’ont rappelé qui je devais être », ose‐t‐il. Il se dit au milieu de la « Vallée de la mort » entre la mise en place de ses réformes et leurs effets concrets. « La fin de la vallée de la mort arrive le jour où il y a des résultats », affirme‐t‐il tout en poursuivant, « construire cette nouvelle France est mon obsession ».

 

« Dans notre pays, nous aimons le leadership et nous voulons tuer les leaders »

Concernant les nombreuses critiques et la baisse de popularité, Emmanuel Macron refuse de répondre à son surnom, cité en français dans le texte par le magazine américain, de “président des riches”. « Je ne sais pas si cette expression est juste ou non, pour être honnête avec vous. Je suis aux manettes, je suis le leader, donc je la prends. Je m’en fiche. Dans notre pays, nous aimons le leadership et nous voulons tuer les leaders », poursuit‐il.

 

Le président a aussi révélé ce qu’il ferait après son passage à l’Élysée. Que ce soit en 2022, ou en 2027. « J’écrirai. C’est pour cela que je suis très serein avec ce sujet. Le jour où les gens décideront que je ne serai plus en charge, je sais ce que je vais faire ». Après les mémoires de Nicolas Sarkozy (Passions), Les leçons du pouvoir de François Hollande, deux récents succès de librairie, Macron semble donc poursuivre la tradition de mémoires post‐Elysée.