Scènes de guerillas dans la nuit barcelonaise

51 manifestants ont été arrêtés en Catalogne mardi soir suite aux violentes altercations en fin de manifestation contre la condamnation de dirigeants indépendantistes.

Des conteneurs en feu, des charges policières… et au final, 51 arrestations et 72 policiers régionaux et nationaux blessés, certains avec fractures selon le ministère de l’Intérieur. La manifestation catalane de mardi s’est mal terminée à Barcelone, avec des heurts de nuit entre quelques centaines de militants, souvent le visage masqué, et les forces de l’ordre.

Plus tôt dans la journée, quelques 40 000 personnes ont commencé à protester contre la condamnation lundi de neuf dirigeants indépendantistes avec des peines allant de 9 à 13 ans de prison. Menés par l’ex-président de la région Carles Puigdemont, exilé à Bruxelles ils avaient tenté de rendre effective l’indépendance de cette région aux 7 millions d’habitants, décidée lors d’un référendum d’autodétermination en 2017.

L’aéroport a été occupé par plusieurs milliers de personnes. Selon le gouvernement, la ligne de train à grande vitesse à destination de la France a été sabotée et coupée.

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L’agitation a également atteint les villes de Gérone, où le « Oui » l’avait emporté à quasiment 95% des votants, le tiers de la population, Tarragone ou Lérida. Des associations indépendantistes avaient appelé à manifester devant les bâtiments gouvernementaux.

Des marches ont débuté mercredi depuis 5 villes de Catalogne pour converger à Barcelone vendredi, avec appel à manifester et « grève générale ».