DIRECT: Brexit, après l’accord l’heure du vote

Suivez minute par minute les réactions à l'accord sur le Brexit, conclu par Boris Johnson et Jean-Claude Juncker.

L’ESSENTIEL :
  • Un accord sur le Brexit a été trouvé, a annoncé Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne ce jeudi 17 octobre.
  • Les vingt-sept dirigeants européens découvrent l’accord en ce moment-même à Bruxelles.
  • Les regards se tournent maintenant vers Londres, où les parlementaires britanniques vont devoir s’exprimer sur le texte samedi.
LE DIRECT :

16h32 — Et maintenant  ? Jean-Claude Juncker et Boris Johnson sont tout sourire mais la bataille du Brexit n’est pas terminée. L’issue de ce feuilleton à rebondissement est encore loin d’être certaine. Voici pour vous les cinq scénarii envisageables pour les prochaines semaines.

1.     Le Parlement britannique approuve l’accord proposé par le Premier ministre britannique. Cela signifie que Boris Johnson a su convaincre les nord-irlandais du DUP ou des députés écossais. La semaine suivante, le Parlement européen ratifie l’accord à son tour. Le Royaume-Uni sort de l’UE le 31 octobre. Bye.

2.      Le Parlement britannique rejette le texte et Boris Johnson demande – comme l’indique la loi votée par les députés le 9 septembre – un nouveau report. Les dirigeants européens le lui accordent et une nouvelle date de sortie est annoncée pour laisser le temps aux Britanniques de négocier un nouvel accord. C’est ce qui est déjà arrivé à deux reprises, la première date de sortie était prévue pour le 31 mars 2019.

3.     Un Brexit sans accord. Les députés britanniques rejettent le texte négocié par Boris Johnson et les dirigeants européens n’accordent pas de report au Royaume-Uni. Le pays sort de l’Union européenne sans accord. C’est ce à quoi se prépare le gouvernement de Johnson qui annonce le déblocage de milliards de Livres pour adoucir le choc. Et c’est ce que redoute fortement le milieu économique qui craint une chute de la Livre sterling.

4.     Des élections européennes anticipées. En cas de report, pour sortir de la crise politique majeure que traverse le pays, tous les partis du Royaume-Uni se préparent à des élections. Boris Johnson pourrait convoquer lui-même les électeurs aux urnes pour s’assurer une majorité dont il ne dispose pas aujourd’hui. Les partis d’oppositions de leur côté peuvent déposer une motion de dissolution du Parlement dans l’espoir de pouvoir négocier eux-mêmes un nouvel accord.

5.     Pas de Brexit. La date de sortie est reportée, les travaillistes remportent les élections législatives et, alliés aux europhiles et aux indépendantistes écossais, organisent un second référendum. Les britanniques votent cette fois-ci en faveur de leur maintien dans l’UE.

 

16h26 — Le FMI s’exprime. Kristalina Georgieva, directrice générale du Fond Monétaire International (FMI), a félicité l’accord trouvé ce matin. «Comme disait (le président de la Commission européenne) Jean-Claude Juncker, quand il y a de la volonté, il y a un accord. J’espère que cette volonté se maintiendra» jusqu’à l’approbation de l’accord par les députés a‑t-elle affirmé lors d’une conférence de presse.

 16h08 —  Que contient l’accord ? En attendant notre article détaillé, voici les principaux points que contient ce nouvel accord du Brexit. Au programme, instauration de contrôles douaniers à la frontière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, pas de contrôle douanier à la frontière entre les deux parties de l’Irlande, droits de douanes sur les produits britanniques soumis à l’Irlande…

15h20 — L’échéancier du Brexit. Le texte sur le Brexit signé ce matin par Jean-Claude Juncker et Boris Johnson est un premier pas. Mais les étapes avant une sortie du Royaume-Uni avec accord sont encore nombreuses.


Les vingt-sept dirigeants européens présents à Bruxelles ce jeudi et vendredi vont se prononcer sur l’accord. Puis ce sera au tour des parlementaires britanniques de ratifier ou non en faveur de l’accord décroché par leur Premier ministre. S’ils l’acceptent, les députés européens voteront eux aussi durant la séance plénière du Parlement européen. Le vote pourrait avoir lieu le 23 octobre, selon une source proche du Parlement européen. Enfin, si tous les feux sont au vert, la sortie du Royaume-Uni s’effectuera le 31 octobre prochain.

15h19 — Un faux Brexit ? Le leader du parti du Brexit, Nigel Farage a jugé jeudi via un tweet que le nouvel accord n’était « pas un Brexit », mettant en cause « l’engagement d’alignement réglementaire » du deal.

14h54 — Le vote du parlement confirmé samedi. Le parlement britannique vient d’approuver la tenue samedi d’une séance exceptionnelle sur l’accord du Brexit. Le parlement siègera pour la première fois un samedi depuis le déclenchement de la guerre des Malouines en 1982

14h51 – Fin du temps réglementaire.  Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne estime qu’il n’y aura « pas de prolongations » grâce à l’accord signé ce matin avec Boris Johnson, le Premier Ministre britannique. Il écarte ainsi toute possibilité de report de la date de sortie du Royaume-Uni, fixée au 31 octobre.

14h45 — « Nous sommes un pays absolument européen». Boris Johnson s’est exprimé au cours d’une conférence de presse commune avec Jean-Claude Juncker. « Nous sommes un pays absolument européen. Nous sommes des amis, des voisins de l’Europe et j’ai hâte de travailler dans le cadre de ce nouvel accord», a‑t-il déclarer.

13h51 — Nathalie Loiseau salue le deal. La députée européenne Nathalie Loiseau, tête de liste LREM pendant les élections européennes a tenu à remercier « Michel Barnier pour sa ténacité à trouve une solution raisonnable à une décision déraisonnable ». Sur son compte Twitter, elle encourage Boris Johnson à faire voter l’accord à Westminster samedi.

13h42 — « Un grand pas ». Simon Coveney, ministre irlandais des affaires étrangères voit l’accord conclu ce matin comme un « grand pas », tout en appelant à la « prudence ». “Ce n’est pas la fin du processus”, a‑t-il ajouté en évoquant les nécessaires étapes de ratification du texte. 

 

13h23 — Un deuxième accord. Le Royaume-Uni n’en est pas à son premier accord avec l’Union Européenne dans le dossier du Brexit. Le 13 novembre 2018, Theresa May est parvenue à conclure un accord avec l’Union Européenne, approuvé le 25 novembre lors d’un sommet extraordinaire européen. Mais il a été rejeté une première fois le 15 janvier 2019 puis à deux autres reprises par les députés britanniques. Ce qui empêchait la Grande-Bretagne et l’UE de mettre en place leur accord. Tout n’est donc pas encore gagné par Boris Johnson.

 

13h10 — La sortie de l’UE, ce n’est pas pour demain ! L’accord conclu ce jeudi entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni statue sur une « période de transition, demandée par le gouvernement britannique et qui durera jusqu’à la fin de l’année 2020 », a annoncé Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit du côté de l’UE, lors d’une allocution en direct de Bruxelles.

 

13h03 — Les députés britanniques convoqués samedi à Westminster. Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre des Malouines, les parlementaires britanniques vont se réunir un samedi. Ils seront attendus ce samedi à Westminster afin de ratifier cet accord conclu entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. La tâche s’annonce compliquée pour Boris Johnson, qui va devoir convaincre la majorité des parlementaires pour que l’accord soit effectif, alors que le DUP et les travaillistes ont appelé à voter contre.

 

12h50 — Boris Johnson veut « reprendre contrôle ». Dans une série de tweets, le premier ministre britannique Boris Johnson a salué l’abolition du « backstop anti-démocratique. Les citoyens d’Irlande du Nord seront responsables des lois dans lesquelles ils vivront et, contrairement au backstop, auront le droit de mettre fin à l’accord spécial s’ils le souhaitent ». « Ce nouveau deal nous permet de reprendre le contrôle ».

12h45 — Emmanuel Macron satisfait de cet accord. Emmanuel Macron estime que « à ce stade, on ne peut être que satisfait que les négociations aient pu aboutir à quelque chose de positif. Je suis toujours optimiste » , insiste le chef de l’Etat, tout en disant qu’il faut « rester raisonnablement prudent ».

12h44 — Allocution de Michel Barnier. Retrouvez ici, le début des annonces faites par Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit pour l’Union européenne.

12h27 — L’Irlande du Nord au coeur du deal. C’est le point qui bloque les négociations depuis des semaines. « L’Union Européenne et le Royaume-Uni sont ensemble pour protéger la stabilité et la paix de l’île Irlandaise. Nous devons concilier deux objectifs. Le premier était d’éviter d’établir une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. Nous devions préserver l’économie irlandaise et protéger l’intégrité du marché unique. Deuxièmement, il fallait que l’Irlande reste dans le territoire douanier britannique. L’idée d’une union douanière singulière a été éliminée », a indiqué Michel Barnier.

12h17 — Un accord de libre échange. Michel Barnier s’est exprimé pour préciser l’accord qui a été trouvé entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. Il affirme que les deux partis se sont entendus pour mettre en place un accord de libre-échange.

12h19 — Un accord, mais lequel ? Toutes nos explications sur le contenu du deal, à retrouver cet après-midi sur CFJ Lab.12h15 — Jeremy Corbyn appelle a rejeter l’accord. Le chef de file du parti travailliste, Jérémy Corbyn a appelé les députés à rejeter l’accord conclu ce matin entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni.

12h14 — Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, s’exprime. « C’est le résultat d’un travail intensif des deux équipes de négociateurs que je veux personnellement remercier. L’équipe britannique évidemment et notre équipe pour leur ténacité et leur professionnalisme. » tient à souligner le français Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit du côté de l’Union Européenne.

12h07 — L’accord dévoilé plus tard dans la journée. Michel Barnier annonce que l’accord sera présenté aux 27 dirigeants européens lors du sommet à Bruxelles.

12h00 — Le DUP ne cédera pas. Après avoir déjà annoncé ce jeudi matin qu’ils ne soutiendraient pas un éventuel accord sur le Brexit, les unionistes nord-irlandais du DUP ont renouvelé leur opposition à l’accord.

11h53 — Boris Johnson appelle les députés britanniques à approuver ce texte. Le plus dur reste à faire pour Boris Johnson après l’accord sur le Brexit trouvé ce jeudi matin avec l’Union Européenne. Il doit maintenant réussir là où Theresa May a échoué à trois reprises : faire valider cet accord par le Parlement britannique.Après l’annonce ce matin du DUP de ne pas soutenir cet accord, le premier ministre anglais se trouve fragilisé. Sur Twitter, il a appelé les députés britanniques à approuver cet accord lors d’une séance parlementaire exceptionnelle qui se tiendra samedi. En l’état, Boris Johnson n’a pas de majorité. Il lui manque environ quarante sièges.

 

11h50 — La livre sterling reprend des couleurs ! Dans la foulée de l’annonce faite par Jean-Claude Juncker d’un accord entre l’Europe et le Royaume-Uni, la livre sterling est remontée en flèche face au dollar (1%) alors qu’elle était en baisse depuis ce matin.

11h45 — Juncker se réjouit de cet accord. « C’est un accord juste et équilibré entre l’Europe et le Royaume-Uni », a déclaré Jean-Claude Juncker, le président de la Commission Européenne, sur Twitter. Il en a profité pour recommander aux 27 pays européens de donner leur feu vert à cet accord qui devrait être entériné dans l’après-midi.

 

11h39 — Un accord a été trouvé ! Sur Twitter, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission Européenne, a annoncé qu’un deal a été trouvé entre l’UE et le Royaume-Uni. Le premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé « un excellent nouvel accord ».

11h22 — La livre Sterling en baisse. Alors que la tendance était à la hausse depuis quelques jours, la livre sterling connait aujourd’hui une baisse face à l’euro (-0,41%) et au dollar (-0,23%). Cette baisse significative fait suite au communiqué du DUP, le parti unioniste d’Irlande du Nord, qui annonce qu’il ne soutiendrait pas l’accord sur le Brexit en l’état actuel.

11h06 — Que peut entrainer l’opposition du DUP ? Petite formation du parlement britannique comptant dix députés, les Nords-Irlandais ultraconservateurs du Parti Unioniste Démocrate (DUP) pourraient faire échouer tout accord négocié lors du Conseil Européen des deux prochains jours. Eurosceptique depuis toujours, le parti d’Arlene Foster avait déjà enterré l’accord négocié par Theresa May avec l’UE. Le DUP s’oppose, depuis le début des négociations, aux mesures proposées pour éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, membre de l’UE.La première proposition ferait de l’Irlande du Nord une région à part, qui subirait un traitement différent de celui du reste du Royaume-Uni. L’autre possibilité serait une réunification des deux Irlandes. Une hérésie pour les unionistes.

10h40 — Et si il n’y a pas d’accord ? Malgré les intenses négociations depuis le début de semaine et le sommet européen ces jeudi et vendredi, il se peut qu’aucun accord ne soit trouvé entre les deux parties. Dans ce cas, Boris Johnson serait forcé de demander un nouveau report du Brexit selon une loi votée par les parlementaires britannique . Ce serait un échec pour ce partisan d’un « hard-brexit », qui souhaite régler cette question au plus vite et qui s’est déjà opposé à repousser une nouvelle fois la date.

10h18 — Le Brexit « n’est pas garanti ». A quelque heures de l’ouverture du Conseil Européen, un accord sur le Brexit est « à portée de main, mais il n’est pas garanti », a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État français à l’Europe et aux Affaires Étrangères sur Public Sénat.

10h15 — Juncker s’entretient avec Johnson. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a parlé jeudi matin au premier ministre britannique, Boris Johnson. L’objectif est de lever les derniers obstacles à un accord sur le Brexit, alors que se tient jeudi et vendredi un ultime Conseil Européen à Bruxelles sur la question.

10h10 — Merkel reste prudente. La chancelière allemande Angela Merkel s’est exprimée ce jeudi matin devant les députés allemands à Berlin, à quelques heures de l’ouverture du conseil européen décisif pour le Brexit. « Nous sommes sur une meilleure voie, mais pas encore au but » a‑t-elle affirmé. La chancelière allemande a souligné que la tâche restait compliquée, notamment sur le statut de l’Irlande du Nord. L’UE doit éviter que puisse réapparaitre une « frontière dure » (le fameux « backstop ») entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

10h03 — Deux journées décisives pour le Brexit. Initié le 23 juin 2016 lors d’un référendum au Royaume-Uni, le Brexit devrait (enfin) trouver une issue dans les prochaines heures après deux ans et demi d’âpres négociations. Un Conseil Européen se tiendra jeudi et vendredi à Bruxelles pour tenter de trouver un nouvel accord en vue de la sortie du Royaume-Uni le 31 octobre. Ce matin, le parti-nord irlandais, le DUP a fait savoir qu’il désapprouve les propositions faites à l’UE par Boris Johnson. Ils s’opposent aux « questions des douanes » à la frontière nord-irlandaise, notamment concernant la TVA.