Bilan noir pour EDF : un nouveau rapport accablant pour l’EPR de Flamanville

Face aux ratés de l’EPR de Flamanville, le gouvernement astreint à EDF la rédaction d’un plan d’action d’ici un mois.

Le gouvernement exige d’EDF un plan d’action sous un mois, après que l’ancien PDG de PSA, Jean-Martin Folz, a remis lundi 28 octobre son rapport sur les déboires de la construction du réacteur de troisième génération à Flamanville (Manche). La décision du gouvernement de lancer d’éventuels nouveaux EPR reste conditionnée au démarrage de Flamanville.

«La construction de l’EPR de Flamanville aura accumulé tant de surcoûts et de délais qu’elle ne peut être considérée que comme un échec pour EDF», écrit M. Folz.

Lancé en 2006, et devant initialement entrer en service en 2012 pour un coût de 3,3 milliards d’euros, la construction à Flamanville du premier réacteur français de troisième génération a enchaîné les déboires. Son démarrage est désormais prévu fin 2022 et son coût a été réévalué à 12,4 milliards d’euros.

Le plan d’action exigé par le gouvernement devra notamment porter sur la «gouvernance des grands projets» et «l’établissement des responsabilités» avec une possible «réorganisation des équipes», a ajouté le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, lors d’une conférence de presse, rapporte l’AFP.

Célia Sommer, édité Lola Collombat