Fiat Chrysler envisage une fusion avec PSA

L’entreprise automobile italienne Fiat Chrysler et le groupe français PSA ont annoncé, mercredi 30 octobre, entretenir des discussions sur une éventuelle fusion. L’opération leur permettrait de devenir le quatrième groupe automobile mondial.

Le géant italien de l’automobile Fiat Chrysler et le premier groupe automobile français PSA, ont annoncé, mercredi 30 octobre, discuter d’une éventuelle fusion. Si l’opération venait à aboutir, Fiat Chrysler et PSA deviendraient le quatrième groupe automobile mondial devenant une entité évaluée à environ 50 milliards de dollars. Elle réunirait sous le même toit les marques Alpha Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall. Bien que les discussions soient en cours, il n’y a aucune garantie qu’un accord émerge précise le Wall Street Journal, qui a révélé le rapprochement.

PSA classé deuxième sur le marché européen

Le rapprochement avec PSA permettrait à Fiat Chrysler de consolider sa position sur le marché automobile européen. Les chiffres dévoilés par l’association des constructeurs européens d’automobiles en juillet 2019 montrent que, sur le premier trimestre 2019, PSA se classait deuxième sur le marché européen, avec 16,2% de parts de marché en juin et 16,7% sur les six premiers mois. La fusion permettrait à PSA de s’implanter sur le marché automobile américain, où Chrysler est déjà présent.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a réagi ce mercredi à l’annonce de ce rapprochement. Le ministre s’est dit «particulièrement vigilant» sur les conséquences d’une possible fusion. La France est actionnaire à hauteur de 12% de PSA, via la banque publique d’investissement BpiFrance.

L’annonce des négociations entre PSA et Fiat-Chrysler divise les syndicats français. Force Ouvrière (FO), le premier syndicat au sein du groupe PSA, semble enthousiaste. Dans un communiqué, FO se félicite d’une «dynamique industrielle positive». La CFE-CGC et la CGT sont plus prudentes, et s’interrogent sur les conséquences d’une future union pour les salariés. La CGT craint notamment des suppressions de postes.

En juin, c’était avec Renault que Fiat Chrysler envisageait une alliance. Fiat Chrysler Automobile (FCA) avait retiré son offre suite à la demande de Bercy de décaler l’opération. FCA avait estimé que «les conditions politiques en France [n’étaient] pas (…) réunies pour qu’un tel rapprochement puisse être mené à bien». Le projet visait à constituer le troisième groupe automobile mondial.

Jules Bedo