Tournoi de tennis de Paris‐Bercy: le casse‐tête des organisateurs

Lors de l’avant-dernier tournoi de tennis de la saison, les meilleurs joueurs mondiaux se disputent, jusqu’au 3 novembre à Bercy, les derniers points à attribuer pour le classement final. Malgré un casting de rêve, la journée du mercredi 30 octobre reste difficile à organiser.

Le Master 1000 de Paris va faire des jaloux. Même en l’absence de Roger Federer, qui fait une nouvelle fois l’impasse sur la semaine parisienne, le menu du mercredi 30 octobre a de quoi faire rougir les Grands Chelems. Le programme est si dense qu’un des membres du top 10 mondial, Roberto Bautista‐Agut, se voit relégué dans le gymnase n°2 pour son match contre Alex De Minaur, avec à peine plus de 500 places assises.

Pour les organisateurs du Paris‐Bercy 2019, l’équation n’est pas simple : ils ont dû se creuser la tête pour faire passer les douze matchs des 16èmes de finale en une journée, là où les tours sont répartis sur deux jours lors d’un tournoi du Grand Chelem. Et aucun des huit membres du top 10 présents ne doit être écarté. «Ici, les mercredis et les jeudis sont toujours très denses, décrivait pour le journal L’Equipe Guy Forget, directeur du tournoi. Mais je me souviens aussi de cet incroyable vendredi, en 2013, quand on avait eu en quarts de finale l’intégralité des participants au Masters, avec les huit meilleurs mondiaux». Cette année, l’organisation du vendredi est facile : tous sur le Central. Rien de tel pour ce mercredi, où les joueurs, plus nombreux, sont difficilement répartissables sur les différents terrains.

«C’est un réel casse‐tête»

D’autant que les infrastructures de Paris‐Bercy sont limitées. À Roland‐Garros, plusieurs grands courts sont à disposition (Chatrier, Lenglen, Mathieu), ce qui permet d’étaler les meilleurs sur l’ensemble du circuit. À Bercy, seuls six matchs peuvent se dérouler par jour sur le Central, tandis que les autres joueurs sont envoyés sur des courts bien plus petits. Six gros matchs se jouent donc mercredi sur des terrains annexes. «C’est un réel casse‐tête, poursuivait Forget pour L’Équipe. Surtout qu’il y a aussi ceux qui jouent le double».

Samuel Hamon