Quelle situation au lendemain du séisme qui a touché la vallée du Rhône ?

Les 200 personnes délogées sont toujours accueillis dans des gymnases de la ville de Teil. Elles devraient être relogés d'ici le 13 novembre, selon la préfecture. Les réacteurs de la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) devraient être relancés le 15 novembre.

Un séisme de magnitude 5,4 a touché la vallée du Rhône le 11 novembre. La préfète de l’Ardèche évalue entre « 250 et 300 personnes » le nombre de personnes  « touchées de manière importante par les dégâts. » Les autorités comptent quatre blessés, dont un grave.

Les habitants du Teil relogés d’ici le soir du 13 novembre

La préfète d’Ardèche a promis que tous les habitants du Teil délogés par le séisme qui a touché la région le 11 novembre seraient relogés d’ici le 13 novembre au soir. Environ 200 personnes ont été accueillies dans les trois gymnases de la ville depuis le séisme de magnitude 5,4 sur l’échelle de Richter survenu le 11 novembre dans la vallée du Rhône. Quatre personnes ont été blessées, dont une grièvement. Les écoles de la ville sont encore fermées.

200 logements « difficilement habitables en l’état. »

Le maire Olivier Pévérelli évoque de son côté quelque « 200 logements » qui seront « difficilement habitables en l’état. » Il doit soumettre, mardi, une demande de classement de la commune en état de catastrophe naturelle mais il a déjà appelé les assurances « à jouer leur rôle » et à « prendre en compte les sinistres dès aujourd’hui », sans attendre le décret. Selon lui, deux clochers du village risquent toujours de s’effondrer.

La centrale nucléaire de Cruas devrait redémarrer vendredi 15 novembre

Le porte‐parole d’EDF, l’opérateur de la centrale nucléaire de Cruas en Ardèche, a annoncé à l’AFP ce mardi 12 novembre qu’un redémarrage de l’activité du site était programmé pour vendredi. Les réacteurs avaient été arrêtés suite au séisme.

La date de reprise reste toutefois « indicative » et peut évoluer pendant que les « équipes restent mobilisées sur place et passent en revue l’ensemble des systèmes de sûreté ». Une prudence qui s’explique par le fait que la zone la plus touchée par ce tremblement de terre se situe en fait à une dizaine de kilomètres de la centrale de Cruas. L’Agence de sûreté nucléaire (ASN) et le préfet de la Drôme avaient néanmoins assuré que le séisme n’avait provoqué « aucun dommage apparent » sur l’édifice. La secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson a enfin assuré qu’il n’y avait pas d’inquiétude pour les centrales nucléaires situées non loin de la zone.