La justice européenne valide l’étiquetage pour les produits issus des colonies israéliennes

Ce mardi 12 novembre, la Cour de Justice de l’UE a tranché en faveur de l’étiquetage des denrées alimentaires originaires des territoires occupés par Israël.  

La Cour de Justice de l’Union Européenne (UE) a tranché, mardi 12 novembre : les denrées alimentaires originaires des territoires occupés par Israël devront porter la mention de leur territoire d’origine, et donc préciser qu’elles proviennent d’une colonie israélienne. 

« Éviter que les consommateurs ne puissent être induits en erreur quant au fait que l’Etat d’Israël est présent dans les territoires concernés en tant que puissance occupante et non pas en tant qu’entité souveraine. », s’est justifiée la Cour de Justice de l’UE.

La validation de cet étiquetage controversé suscite de nombreuses réactions à l’international : l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), en premier lieu, a salué cette décision. Le secrétaire général de l’organisation a également demandé à ce que ces produits soient « bannis des marchés internationaux ». Israël, de son côté, a fermement rejeté la décision européenne via un communiqué, dénonçant la volonté de « cibler » l’état Hébreu. 

Le débat avait été initié en 2016 en France, alors que le ministère de l’Économie avait obligé un étiquetage différencié des produits provenant des territoires occupés par Israël. Ce choix faisait suite à une « notice interprétative » publiée en 2015 par la Commission européenne sur l’indication d’origine des marchandises en provenance de ces territoires.