Chute du gouvernement en Moldavie après une motion de censure

Une motion de censure, votée mardi 12 novembre, a provoqué la chute du gouvernement pro-européen de Maïa Sandu, en Moldavie. 

Le Parlement moldave a voté, mardi 12 novembre, une motion de censure déposée par la Parti socialiste contre le gouvernement de la Première ministre pro‐européenne Maïa Sandu, en poste depuis le mois de juin dernier. 

La motion a, de fait, entraîné la chute du gouvernement. Les députés doivent se réunir prochainement pour former une coalition et élire un Premier ministre dans la foulée. Si ce dernier n’obtient finalement pas la confiance du Parlement, des élections anticipées seront alors convoquées. 

C’est la nomination d’un Procureur général qui est à l’origine de ces tensions politiques : Maïa Sandu réclamait plus de pouvoir dans ce choix, estimant que la commission chargée d’évaluer les candidats n’était pas suffisamment fiable. La Première ministre avait obtenu le droit de nommer elle‐même le Procureur général, ce qui a déclenché le dépôt de la motion par le Parti socialiste. 

Maïa Sandu était à la tête d’une coalition inédite soutenue par le bloc électoral ACUM (pro‐européen) et le parti des socialistes de la république de Moldavie (pro‐russe), alors même que la Moldavie est divisée entre les partisans d’un rapprochement avec la Russie et ceux qui réclament des liens plus étroits avec l’Europe.