Vives tensions au Proche‐Orient après la mort d’un commandant du Jihad Islamique

Un haut gradé du Jihad Islamique a été tué par l'aviation israélienne dans la matinée du mardi 12 novembre. En réponse, le Jihad Islamique et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, ont tiré de nombreuses roquettes sur l'État hébreu.

Une frappe de l’armée israélienne a tué mardi 12 novembre un cinquième palestinien dans la bande de Gaza selon le ministre de la santé gazaoui. Ces morts font suite à l’assassinat d’un commandant du Jihad Islamique par l’aviation israélienne. En réponse, le Jihad Islamique a tiré près de cinquante roquettes vers Israël depuis le début de la journée. Vingt d’entre elles ont été interceptées par les batteries de défense israélienne.

Frederica Mogherini, la cheffe de la diplomatie de l’Union Européenne appelle à une désescalade « rapide» pour « sauvegarder les vies et la sécurité des civils israéliens et palestiniens ».

Selon un de ses porte‐parole l’armée israélienne se prépare à « plusieurs jours d’affrontements. » Il affirme aussi qu’Israël ne cherche pas d’escalade. Les sirènes ont retenti sur Tel‐Aviv, la métropole économique. Des écoles ont été fermées dans le sud du pays, près de Gaza.

Par ailleurs, parallèlement à la première frappe à Gaza, la maison d’un responsable palestinien a été touchée par l’aviation israélienne à Damas, en Syrie. Deux personnes, dont le fils de ce responsable, ont été tuées a indiqué l’agence officielle syrienne Sana, en imputant la responsabilité à Israël.

Cette escalade intervient dans un contexte politique compliqué en Israël. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu joue sa survie politique après avoir échoué à former une coalition au terme des élections de septembre.