Donald Trump promulgue une loi soutenant les manifestants à Hong Kong

Dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre 2019, Donald Trump a signé une loi qui affirme le soutien des États-Unis aux manifestants pro-démocratie de Hong Kong. Un texte qualifié d'"abomination absolue" par Pékin, alors que la guerre commerciale entre les deux pays continue.

Les États-Unis pourraient suspendre le statut économique spécial accordé à Hong Kong si les droits des manifestants ne sont pas respectés. C’est ce que permet l’ ”acte de 2019 sur les droits humains et la démocratie à Hong Kong” signé par Donald Trump dans la nuit du mercredi 27 novembre au jeudi 28 novembre 2019. Un texte fortement critiqué par la Chine, qui a exhorté l’ambassadeur américain à “ne pas mettre en œuvre” cette loi.

La promulgation de cette loi pourrait complexifier les négociations d’un accord commercial entre Pékin et Washington, englués dans une guerre économique depuis mars 2018. Le ministre chinois des Affaires étrangères a d’ailleurs dénoncé les “sinistres intentions” des États-Unis, sans préciser si la Chine prévoyait des mesures en représailles.

“J’ai signé ces résolutions par respect pour le président Xi (Jinping), la Chine, et le peuple de Hong Kong”, a déclaré Donald Trump dans un communiqué. Une manière de se justifier et de conserver un dialogue avec son homologue chinois.

Un soutien de taille pour les manifestants

Les militants pro-démocratie hongkongais se sont félicités de cette loi, affirmant qu’elle contribuerait à l’établissement d’un consensus international en faveur de leur mouvement. Celui-ci a débuté en juin à la suite du rejet d’un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

Dimanche 24 novembre, lors des élections locales, les candidats pro-démocratie ont remporté une victoire écrasante face à la Chine en raflant 85% des districts, avec un record de participation à de telles élections (71,2%). Depuis onze jours, une centaine de manifestants se sont retranchés dans l’Université Polytechnique, devenue un symbole de la contestation. La police y est entrée ce jeudi 28 novembre au matin.