Grève du 5 décembre : tous les secteurs qui vont se mobiliser

Les appels à la mobilisation pour protester contre la réforme des retraites en vue du 5 décembre prochain se multiplient dans différents secteurs d'activité : justice, énergie, éducation, santé... A moins d'une semaine, un point s'impose.

Plusieurs millions de salariés du privé et du public ont décidé de rejoindre la grève du 5 septembre contre la réforme des retraites. Cette journée risque donc de mettre le pays à l’arrêt puisque de nombreux services seront fortement perturbés.

  • Transports

Les syndicats de la RATP (UNSA, CGT et CFE‐CGC) ont annoncé une mobilisation de grande ampleur, comme le laissait entendre Laurent Djebali, secrétaire général adjoint de l’Unsa-RATP qui a expliqué au Parisien être “prêt à tenir jusqu’à Noël s’il le faut”. Dans un communiqué publié jeudi, la direction du groupe a annoncé “un trafic fortement perturbé sur l’ensemble de son réseau à partir du jeudi 5 décembre”. L’entreprise “sera en capacité de communiquer sur les prévisions de trafic dès le mardi 3 décembre après‐midi” a‐t‐elle ajouté.

A la SNCF, les quatre principaux syndicats CGT‐Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD‐Rail, CDFT‐Cheminots, ont eux aussi appelé à une grève reconductible à partir du 5 décembre. La direction s’est engagée à faire un point sur les perturbations des deux jours à venir, de façon quotidienne à 17 heures, à partir du 3 décembre.

Les salariés des transports urbains et routier, de voyageurs, de marchandises et de fonds, ont été sollicités par la CGT, FO et Solidaires pour se joindre au mouvement de grève illimités.

Du côté du transport aérien, onze syndicats d’Air France ont rejoint le mouvement en début de semaine. Ils ont appelé à manifester “partout sur le territoire” le 5 décembre prochain.

  • Education

Les 900 000 enseignants des premier et second degrés ont été appelé à faire grève par une grande majorité des syndicats enseignants (SNES‐FSU, SNUipp‐FSU, SE‐UNSA, Snalc…).

Le mouvement étudiant qui a émergé suite à l’immolation d’un élève devant un Crous à Lyon est toujours actif et prévoit de participer à cette journée de grève. L’UNEF, principal syndicat étudiant, a d’ailleurs fait part de sa volonté d’y participer pour “maintenir la pression” sur le gouvernement et exiger une réévaluation des bourses universitaires. Il a été rejoint par d’autres organisations syndicales et de jeunesse comme la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), le Mouvement national lycéen (MNL) et l’Union nationale lycéenne (UNL).

  • Justice

Le Conseil national des barreaux a voté une journée “justice morte” pour la défense de leur régime. Le syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France appellent aussi à la grève. Les raisons évoquées portent sur les retraites mais aussi “des projets de réforme mal conçus qui ne font que dégrader le service public de la justice”.

  • Police et pompiers

Les syndicats Alliance et UNSA ont lancé un appel pour des actions le 5 décembre prochain. Parmi celles ci, la fermeture symboliques des commissariats (sauf urgence absolue), l’intervention uniquement sur appel d’urgence, refus de rédiger des PV, des contrôles renforcés aux aéroports et aux péages. Cependant, ils ne se joindront pas au cortège selon Fabien Vanhemerlryck, secrétaire général d’Alliance, qui a expliqué à l’AFP que les policiers voulaient “manifester autrement”.

 

Dans un communiqué publié le 26 novembre, les pompiers ont eux aussi annoncé leur participation à la grève.

  • Hôpitaux

La CGT, FO, SUD et le collectif Inter‐Urgences ont appelé le personnel hospitalier, en grève depuis huit mois, à rejoindre le mouvement. Tous ne sont pas d’accord pour une raison de calendrier : des manifestations sont déjà prévues le 30 novembre et le 10 décembre.

  • Energie

Le secteur de l’énergie s’allie également à la manifestation. Trois syndicats, CGT, FO et l’alliance CFE‐CGC‐UNSA, appellent à la grève. Aucune crainte de coupure de courant ne pèse cependant sur les foyers.

  • “Gilets jaunes”

Le 3 novembre dernier, des “gilets jaunes“ont voté une proposition pour rejoindre la grève du 5 décembre. “L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes, qui, comme nous, n’acceptent pas”, avaient‐ils précisé dans un communiqué de presse.

 

Irène Ahmadi