Transports, écoles, manifestations… Le point sur les perturbations de ce jeudi

Transports fortement perturbés, plusieurs écoles fermées, risques de débordement... Les conséquences de la grève du 5 décembre s'annoncent importantes.

À la veille du mouvement social contre la réforme des retraites, à quoi doit‐on s’attendre ? On fait le point.

  • Les transports perturbés

Ce jeudi 5 décembre sera une journée noire dans les transports. Les usagers du métro parisien sont appelés à prendre leur dispositions, car le trafic va être extrêmement perturbé avec 11 lignes qui sont à l’arrêt.

Côté SNCF, de fortes perturbations sont également attendues.

Côté TER, 3% des trains circuleront. Le trafic des Intercités sera quasi nul. Il y aura un aller‐retour assuré dans la journée sur les lignes Paris‐Clermont‐Ferrand et Paris‐Brive, et deux sur la ligne Paris‐Rouen‐Le Havre.

Un TGV sur dix circulera seulement. Six allers‐retours entre Paris et Lille, deux à trois allers‐retours depuis Paris vers Lyon, Marseille, Montpellier, Besançon, Bordeaux, Rennes et Nantes, et un aller‐retour de Paris vers Strasbourg, Nancy, Metz, Reims, Le Mans et Tours sont prévus. Pour les Ouigo, il y aura dans la journée un aller‐retour de Paris vers Marseille, Bordeaux et Strasbourg.

Le transport aérien, enfin, sera lui aussi perturbé : 20% de vols seront annulés sur le territoire français jeudi. Air France a annoncé l’annulation de 30% de ses vols domestiques et 15% de ses vols moyen‐courrier. 233 vols EasyJet sont également annulés avec des retards à prévoir pour les vols maintenus.

Toutes les précisions ici.

  • La carte de la manifestation

Des milliers de manifestants devraient descendre dans la rue. Syndicats, partis d’oppositions et Gilets jaunes appellent à faire grève et à manifester contre la réforme des retraites d’Emmanuel Macron. Près de 150 défilés sont attendus.

A Paris, un rassemblement doit commencer gare du Nord à 13 heures pour un départ à 14 heures. Le cortège devrait ensuite arriver place de la Nation à 19 heures.

  • Les stationnements et circulation interdits 

Le préfet de police a pris un arrêté interdisant la circulation sur le parcours de la manifestation. Une carte, publiée sur le compte Twitter de la préfecture de police, indique les zones concernées. Outre la circulation, l’arrêté interdit aussi le stationnement des véhicules boulevard de Denain, boulevard de Magenta, place de la République, boulevard Voltaire et place de la Nation, ainsi que les voies perpendiculaires à ces voies, sur une distance de 20 mètres à partir de celle‐ci. L’interdiction de stationnement commencera le jeudi 5 décembre à 00h jusqu’à 20h.

  • Les commerces fermés

Toujours dans le même arrêté, les propriétaires ou exploitants de commerces, débits de boissons et restaurants, installés boulevard de Denain, boulevard de Magenta, place de la République, boulevard Voltaire et place de la Nation sont priés de procéder à des fermetures jusqu’à la fin de la manifestation.

  • Les écoles fermées

A Paris, 80% des professeurs devraient faire grève, et 300 écoles sur 656 seront fermées. La liste des écoles parisiennes qui n’ouvriront pas leurs portes est accessible en cliquant ici. Le rectorat conseille à chaque famille de vérifier si les élèves peuvent bien être accueillis par leur établissement, et de ne pas laisser les enfants se rendre à l’école seul le jeudi 5 au matin, même s’ils en ont l’habitude, au cas où l’établissement serait finalement fermé. Les parents qui ne peuvent pas garder leurs enfants peuvent par ailleurs se tourner vers la Ville de Paris, qui prendra des dispositions pour assurer un service minimum d’accueil.

  • Des débordements attendus

Selon une note révélée par Le Parisien, les renseignements territoriaux prédisent à Paris des « risques de débordements et de violences liés à la présence de l’ultra gauche et de Gilets jaunes ». Environ 400 contestataires violents sont annoncés dans la capitale. Pour l’exécutif pas de doute, « il y aura des black blocks et des Gilets jaunes radicaux », dans la manifestation, a assuré ce matin Christophe Castaner sur BFM TV.

« La question est de savoir si le préfet de police de Paris va donner des ordres pour intervenir comme lors du 1er mai quand la tête de cortège a été infiltrée par les black blocks au risque de scinder la manifestation, a résumé David Le Bars, secrétaire national du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), au journal Le Parisien. Soit on laisse les black blocks agir — et on sera accusé d’avoir laissé casser -, soit on intervient — et on sera accusé d’entrave à la liberté de manifester. » Pour Paris, “6000 policiers et gendarmes”, seront mobilisés, a annoncé le préfet.